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Un gros défi pour rapatrier les Canadiens

Coronavirus - Covid-19
Photo courtoisie Rémi Dion, étudiant en Inde.

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Ramener les Québécois au bercail sera un « gros défi logistique » pour le gouvernement canadien depuis que les frontières entre les provinces ont été fermées en Inde, explique un voyageur. 

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« Pour aller à l’aéroport, il va me falloir une bonne raison, sous forme d’une autorisation papier, signée et validée par les autorités indiennes. Je souhaite revenir au Québec, parce que je n’ai plus ma place ici », explique Rémi Dion.  

Depuis l’annonce du confinement national, M. Dion est isolé de tous les autres Québécois dans le sud de l’Inde, près de Chennai.  

La tension palpable l’oblige à être « très discret » dans l’auberge où il a pu trouver refuge.  

« Je mange après tout le monde, pour ne pas incommoder les locaux qui résident au même endroit. Obtenir de la nourriture est un défi pour les touristes. Je suis chanceux à ce niveau-là », ajoute-t-il.  

Mathilde Lafortune se trouve pour sa part à sept heures de route de Delhi, enfermée dans un hôtel de Rishikesh. Même si le gouvernement canadien annonçait aujourd’hui l’envoi d’un avion pour organiser le rapatriement, elle ne pourrait fort probablement jamais l’atteindre. 

Prise au piège 

« On a vu des gens se faire battre par des policiers dans les rues parce qu’ils ont circulé. Pour me rendre à Delhi, il me faudrait une lettre de l’ambassade confirmant mon vol et une autorisation de la police pour traverser les frontières entre les États et les blocus de la police sur le chemin. Je suis prise au piège », raconte la jeune femme, indiquant que la France, l’Allemagne et l’Ukraine ont envoyé des bus récupérer leurs ressortissants dans les environs au cours des derniers jours. 

« On espère la même chose du Canada », ajoute celle qui affirme avoir tenté de revenir au pays après l’appel du premier ministre Trudeau. 

Pour l’instant, elle assure avoir de quoi manger même si elle ne sort plus à l’extérieur. Des amis indiens lui apportent de la nourriture deux fois par jour, mais la pénurie pourrait frapper rapidement.  

« Je dépends totalement de l’extérieur. Il n’y a pas d’issue positive si le gouvernement ne fait rien », insiste-t-elle.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.