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COVID-19: nos experts répondent à vos questions

COVID-19: nos experts répondent à vos questions
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Vous êtes toujours nombreux à nous poser des questions sur la pandémie de COVID-19. Voici les réponses des experts à certaines d’entre elles.

Continuez de nous écrire à l’adresse coronavirus@quebecormedia.com, et nous tenterons de répondre à vos questions dans les prochains jours.

Doit-on s’inquiéter que la COVID-19 se retrouve dans la chaîne alimentaire si le virus se retrouve dans des usines de transformation ou des entrepôts, sachant que celui-ci se propage rapidement et peut vivre longtemps sur plusieurs surfaces ? (Question provenant de Yannick Tanguay)

«Je n'ai aucune crainte dans la possibilité d’avoir une contamination de nos aliments. Ce n’est pas comme les bactéries qui peuvent parfois contaminer certains aliments en particulier. On parle beaucoup de stabilité du virus en contact avec différentes surfaces, mais il n’y a aucune étude très large qui a pris en considération les variétés de surface et la température et l’humidité. » 

- Benoît Barbeau, professeur au département des sciences biologiques de l’UQAM

Le ministère du Tourisme nous a avisés que tous les établissements touristiques doivent fermer, sauf les hôtels et les terrains de camping. Pouvons-nous savoir jusqu’à quelle date cette fermeture doit-elle être en vigueur, puisque nous devons aviser les clients qui ont réservé? (Question provenant de Francine Pelletier et Colbert Lebel)

«Toute réservation faite après le 27 mars 2020, à minuit, directement auprès d'un hébergement touristique ou par l'intermédiaire d'un tiers parti doit être annulée. Les réservations faites antérieurement pour des séjours se déroulant entre le 29 mars et le 13 avril inclusivement doivent être annulées.» 

- ministère du Tourisme

«Sauf que c’est impossible de donner une date définitive à la fin des mesures restrictives, parce que tout dépend de la collaboration des gens, et de la fameuse courbe de contamination. Plus les gens collaborent, plus on va contrôler l’épidémie. Mais il y aura tout de même des mesures coercitives en place. De jour en jour, le nombre de cas augmente au Québec. On est loin d’être en diminution. Tant que la fameuse courbe ne s’aplanit pas, on ne pourra pas entrevoir clairement la fin des mesures. Ces jours-ci, la courbe est droite, elle monte. Ça veut dire que les mesures n’ont pas encore été appliquées à l’intensité qu’il faudrait. Et tant qu’on ne contrôle pas l’épidémie, il n’y aura pas de date finale. Quand ça va faire plusieurs jours que la courbe est descendante, ce sera des bonnes nouvelles.» 

- Dr Christian Fortin, médecin de famille

On demande à nos aînés de s'isoler afin de protéger leur santé, mais qu'en est-il des personnes à risque de développer de graves complications si elles venaient à contracter la COVID-19? Doivent-elles s'isoler, et seraient-elles éligibles à la prestation canadienne d'urgence? (Question provenant de Johanne Guy)

«Si une personne est atteinte d’une maladie chronique sévère, je crois que ce serait bien qu’elle prenne des précautions, au même titre que les personnes de 70 ans et plus. On ne peut pas déterminer absolument si ces personnes-là sont plus sujettes à contracter la COVID-19, ça dépend toujours du cas. Certaines personnes immunosupprimées seront plus susceptibles d’être infectées par le virus et de développer des symptômes sévères. Mais pour d’autres cas critiques, on ne sait pas si leur susceptibilité face au virus et à la sévérité des symptômes est accrue. N’empêche que le simple fait qu’ils ont ces conditions médicales porte à suggérer que ces gens-là devraient redoubler de prudence. D’autant plus qu’on redoute qu’éventuellement les services médicaux et les services d’urgence puissent être saturés et submergés par des cas importants de personnes infectées à la COVID-19. Donc oui, autant mieux que ces gens-là se protègent au maximum.

Pour la Prestation canadienne d'urgence, c’est du cas par cas. Il faut contacter les numéros de téléphone qui sont fournis pour avoir une meilleure idée.» 

- Benoît Barbeau

Une personne qui revient de voyage doit être en isolement pour un total de 14 jours. Qu’en est-il des autres personnes qui habitent la même maison ou appartement que celui dans lequel le voyageur vit? (Question provenant de Claudine Douville)

«Si cette personne arrive dans une demeure et que les autres résidents n’étaient pas en voyage avec elle, la personne doit être isolée des autres. Je comprends que ça peut devenir très compliqué si les gens habitent dans le même appartement. Si, par exemple, vous habitez une maison qui a plus d’un étage, il faudrait autant que possible que la personne qui revient de voyage s’isole même du reste de sa famille. Il faut prendre l’exemple du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, dont la conjointe, Sophie, a été complètement isolée de lui-même et de ses enfants.»

- Benoît Barbeau

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