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COVID-19: D’un extrême à l’autre sur le marché de l’emploi

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Les milliers de mises à pied qui ont frappé le Québec dans les dernières semaines ont rapidement transformé le marché de l’emploi, maintenant dominé par des postes demandant peu de formation.  

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Commis, manutentionnaire, caissier, livreur, en ces temps de crise, les offres d’emploi non qualifié dans le secteur des services essentiels comme ceux du domaine de l’agroalimentaire et du commerce de détail vont continuer à dominer le marché du travail à court terme, selon Yves-Thomas Dorval, PDG du Conseil du patronat du Québec (CPQ).  

«Au niveau de la main-d’œuvre qualifiée, il y a un ralentissement marqué», affirme-t-il.  

Lorsque les opérations vont redémarrer, les entreprises, qui ont dû mettre des gens à pied, vont devoir relancer la recherche d’employés plus qualifiés, dit-il, car certains seront peut-être tentés d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.  

La demande pour ces postes pourrait toutefois être moins élevée qu’avant la crise, prévient M. Dorval.  

Récession  

«Évidemment, comme on va être en récession, on ne sera pas dans la même situation de plein emploi que l’on a vécue juste avant», ajoute-t-il.  

La récession pourrait durer jusqu’à la fin de l’année 2020, suivie d’une reprise graduelle, anticipe-t-il.  

«Je ne suis pas devin. Je peux me tromper. Les besoins de main-d’œuvre ne seront pas à la même hauteur qu’avant pour le reste de l’année 2020», a ajouté le PDG du CPQ.  

Niveau de confiance à plat  

D’après la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), de nombreux propriétaires de PME seront forcés de faire d’autres mises à pied. Ces travailleurs s’ajouteront aux 930 000 autres qui ont déjà fait une demande d’assurance-emploi au Canada. « Le niveau de confiance des PME au Québec n’a jamais été aussi bas depuis plus de 30 ans. On associe ça au fait que le Québec a été plus rapide au niveau des mesures de restriction pour contenir le virus, ce qui a eu un impact sur la confiance des entrepreneurs », affirme de son côté François Vincent, vice-président Québec à la FCEI.