/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

Donald Trump renonce à placer l’État de New York en quarantaine

Coup d'oeil sur cet article

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi qu’il renonçait finalement à placer en quarantaine les États de New York, du New Jersey et du Connecticut, après avoir évoqué cette possibilité plus tôt dans la journée et causé l’émoi dans la région.  

• À lire aussi: COVID-19 : plus de 2000 morts aux États-Unis  

• À lire aussi: Pourquoi les États-Unis sont-ils le pays avec le plus de cas recensés de coronavirus ?  

Le chef de l’État a indiqué qu’il avait demandé au Centre de contrôle des maladies (CDC), autorité de santé nationale, de diffuser un avis « ferme » dissuadant les déplacements pour entrer ou sortir de ces États, sans pour autant fermer leurs frontières.

« Le CDC demande instamment aux résidents de New York, du New Jersey et du Connecticut d’éviter tout voyage non essentiel (dans le pays) durant les 14 prochains jours avec effet immédiat », a indiqué le Centre dans un court communiqué publié un peu plus tard samedi.

Le président américain refermait ainsi une parenthèse qu’il avait lui-même ouverte en milieu de journée, lorsqu’il avait évoqué la possibilité de placer en quarantaine l’État de New York, tout en restant évasif sur la portée exacte de cette mesure.

AFP

La première puissance mondiale, qui est frappée de plein fouet par le Covid-19, compte désormais plus de 124 000 cas confirmés et 2 185 morts, dont 672 pour la seule ville de New York.

« Certains aimeraient que (l’État de) New York soit placé en quarantaine parce que c’est un point chaud », avait déclaré M. Trump au moment de quitter la Maison-Blanche.

L’État de New York est de loin le plus touché par le coronavirus aux États-Unis, avec 52 318 cas et 728 décès.

« New York, New Jersey, peut-être un ou deux autres endroits, certaines parties du Connecticut, j’y réfléchis », avait-il ajouté, alors que nombre de juristes s’interrogeaient sur la possibilité même pour le président américain d’imposer une telle mesure.

L’objectif ? « Limiter les déplacements », a-t-il répondu. « Ils ont des problèmes en Floride, beaucoup de New-Yorkais se déplacent vers le sud. Nous ne voulons pas cela ».

« Une courte période »

« Cela serait pour une courte période », avait-il encore dit, assurant qu’il entretenait un très bon dialogue avec le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo.

Ces annonces avaient suscité une vive émotion dans la région de New York, dont les dirigeants politiques avaient été pris par surprise.

Interrogé sur l’éventualité d’une fermeture des frontières de l’État décidée par Washington, le gouverneur Cuomo avait prévenu, sur CNN, qu’il s’agirait, selon lui, d’une décision « illégale », s’apparentant à « une déclaration de guerre contre les États » de l’Union.

« Je pense que ça paralyserait l’économie », a-t-il expliqué. « Cela provoquerait un choc pour les marchés d’une ampleur inédite. En tant que gouverneur, je ne fermerai pas mes frontières ».

Andrew Cuomo a rappelé que les États de New York, du New Jersey et du Connecticut avaient déjà mis à l’arrêt toutes les activités non essentielles et appelé la population à rester chez elle.

AFP

« Quand vous manquez de clarté, cela peut générer de la confusion, qui peut mener à la panique », avait regretté samedi le gouverneur du Connecticut, Ned Lamont.

Ce dernier a indiqué avoir demandé des éclaircissements à la Maison-Blanche, qui lui a expliqué que tous les scénarios étaient sur la table, y compris un « lockdown », c’est-à-dire l’interdiction d’entrée et de sortie d’un État donné.

« New York, le New Jersey et le sud du Connecticut sont la capitale mondiale du commerce et de la finance », a prévenu le gouverneur Lamont.

« Et si vous tenez autant que le président à voir l’économie redémarrer », a-t-il poursuivi, « il faut faire très attention à ce que vous dites et à ce que vous ne dites pas ».

Signe que l’atmosphère se tend peu à peu, des policiers locaux et des soldats de la garde nationale ont fait du porte à porte samedi dans le Rhode Island, pour aller prévenir les propriétaires de véhicules immatriculés à New York qu’ils devaient s’autoconfiner durant deux semaines après leur arrivée dans cet État côtier au nord du Connecticut.

L’autoconfinement pour les voyageurs venant de l’État de New York est désormais obligatoire légalement et peut valoir une amende en cas de non-respect.

« C’est une politique réactionnaire », a dénoncé Andrew Cuomo. « Et je ne pense pas que ce soit légal. »

Le gouverneur a menacé d’attaquer en justice le Rhode Island s’il ne revenait pas sur sa décision.

En Floride, le gouverneur Ron De Santis a annoncé des mesures similaires à celles prises dans le Rhode Island et des points de contrôle policier ont été installés à l’entrée de l’État au nord.

Là encore, il ne s’agit, pour l’instant, que de rappeler aux New-Yorkais entrant sur le territoire floridien qu’ils doivent s’autoconfiner pour 14 jours, sous peine d’amende.

La primaire présidentielle de l’État de New York repoussée au 23 juin  

Le gouverneur Andrew Cuomo a annoncé samedi le report de la primaire présidentielle dans l’État de New York du 28 avril au 23 juin, par mesure de précaution face à la pandémie de coronavirus.  

• À lire aussi: Les derniers développements de la pandémie COVID-19  

En choisissant de décaler le scrutin de deux mois, le gouverneur s’est montré plus conservateur que la plupart des États qui ont déjà annoncé le report de leur primaire.           

Deux des autres principaux foyers du Covid-19 aux États-Unis, la Californie (3 mars) et l’État de Washington (10 mars), ont déjà voté, tandis que le New Jersey doit se prononcer le 2 juin.           

« Je ne pense pas que ce soit avisé de demander à beaucoup de gens d’aller voter au même endroit », a estimé Andrew Cuomo.           

L’État de New York est de loin le plus touché par le coronavirus aux États-Unis, avec 52 318 cas et 728 décès.           

Dix autres États américains, ainsi que Porto Rico, avaient déjà décalé la date de leur primaire.           

D’autres États ont modifié leur mode de scrutin et sont passés au vote entièrement par correspondance.           

Joe Biden est actuellement en tête dans la course à la primaire démocrate, avec 1217 délégués, contre 914 pour son rival Bernie Sanders.           

Un candidat peut s’assurer de l’investiture démocrate pour la présidentielle en atteignant 1991 délégués.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.