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COVID-19: au moins trois cas positifs chez les itinérants

COVID-19: au moins trois cas positifs chez les itinérants
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Il est urgent de prendre en charge des personnes en situation d’itinérance puisque bon nombre d’entre elles affichent des symptômes et qu’au moins trois cas ont déjà été déclarés positifs, soutient Santé Montréal.

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« On dit aux gens qui se font tester de rester en quarantaine, chez soi. Mais si on n’a pas de chez-soi, on fait quoi ? On se promène dans la rue, explique Fiona Crossling, directrice générale de l’Accueil Bonneau. La crise souligne vraiment l’importance d’avoir une place où rester. »

Depuis le début de la crise, de nombreuses ressources pour les itinérants ont dû couper des services ou fermer leurs portes pour éviter la contagion.

Besoin de ressources 

Même si la Ville fait son possible pour venir en aide aux organismes communautaires, Mme Crossling soutient qu’il manque de nombreuses ressources pour ceux qui sont dans le besoin.

« On attend des choses simples comme de l’eau, parce qu’ils y ont moins accès avec la fermeture des centres de jour [...] Au début de la crise, il n’y avait même pas de toilettes pour les personnes itinérantes, vu que bon nombre de centres de jour ont été fermés », soutient-elle. 

À partir de lundi, l’ancien hôpital Royal-Victoria devrait accueillir des sans-abri infectés par le virus. Le YMCA et le complexe Guy-Favreau ont d’ailleurs déjà été reconvertis à cet effet. 

Deux centres de jour pour itinérants ont été ouverts depuis que la Ville a déclaré l’état d’urgence : l’un au square Cabot et l’autre à la place Émilie-Gamelin, dit la mairesse Valérie Plante.

Un hôtel a également été réquisitionné pour les itinérants en attente d’un résultat de test, a-t-elle tweeté dimanche soir. 

Des ressources policières ont aussi été envoyées sur le terrain pour prêter main-forte, en raison d’une hausse de l’agressivité due à la fermeture des services.

« Plusieurs personnes en situation d’itinérance intimident la population en criant, faisant des gestes violents, en crachant sur les personnes, en urinant et en déféquant sur l’espace public », pouvait-on lire dans un document adopté par le conseil municipal de Montréal dimanche.

– Avec Elsa Iskander, Agence QMI