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Naya Ali: «Si tu excelles, tu vas attirer l’attention»

Naya Ali
Photo Neil Mota La rappeuse Naya Ali a sorti son nouvel album Godspeed: Baptism (Prelude), le 20 mars 2020.

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Elle a du front pour mille. Ça s’entend dans ses chansons et dans ses entrevues. «Je veux créer un mouvement avec des fondations solides dans le monde et aux États-Unis», annonce Naya Ali, le plus calmement du monde, en entrevue. Un Grammy avec ça? Si vous suivez les aventures du rap queb de près ou de loin, le nom de cette artiste montréalaise vous est sûrement déjà familier.  

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En 2018, elle avait créé une forte première impression avec un EP, Higher Self, qui ne manquait déjà pas d’air. Elle récidive maintenant avec Godspeed: Baptism (Prelude), le premier de deux albums qu’elle compte lancer en 2020.      

La rappeuse d’origine éthiopienne, début trentaine, déborde de confiance. «You ain’t seen another like me», balance-t-elle sur Get It Right. Nous voilà avisés.      

«Quand j’ai sorti le single Ra Ra [en 2018] et que j’ai vu l’accueil, je me suis dit : j’ai quelque chose de spécial, je dois exceller, je dois m’investir là-dedans», dit Naya Ali, qui ne voit pas comme un obstacle d’être une femme dans le milieu à dominance mâle du hip-hop.      

«Le rap, c’est de l’art. Gars ou fille, si tu excelles, tu vas attirer l’attention et tu vas monter.»      

Un détour par l’école  

À l’écouter parler de sa vie, la Naya Ali confiante de 2020 semble pourtant contraster avec la Naya Ali qui rappait à la fin de l’adolescence, mais a tout plaqué pour retourner à l’école à 23 ans.       

«Je ne pensais pas pouvoir faire une vie avec la musique. À cette époque, je ne me connaissais pas, donc, la musique que je faisais, ce n’était pas moi.»      

Des années plus tard, son bac en main, la musique lui est revenue «comme une forme de thérapie». «Je me suis demandé ce qui allait arriver si je prenais l’énergie que je mettais dans les idées des autres et que je l’investissais en moi.»      

Si tout va comme elle le souhaite, nous serons bientôt plusieurs à le savoir.      

Naya Ali
Photo Neil Mota