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COVID-19: Des snowbirds québécois préfèrent rester au soleil

Le gouvernement québécois recommandait de revenir au cas où les frontières fermeraient

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FLORIDE | Des snowbirds québécois ont décidé de rester sous le soleil de la Floride malgré les recommandations de Québec les incitant à revenir au bercail.  

Le 14 mars dernier, le premier ministre François Legault a invité les milliers de Québécois vivant une partie de l’année en Floride à revenir le plus rapidement possible pour qu’ils ne restent pas pris aux États-Unis.            

Si la plupart des snowbirds ont répondu positivement à son appel, certains d’entre eux ont tout de même choisi de ne pas écourter leur séjour dans le «Sunshine State». Même si le nombre d’Américains infectés par la COVID-19 a atteint 135 000 et que le les décès se chiffraient à plus de 2300 hier, ils n’ont pas l’intention de changer d’idée.           

C’est le cas d’Alain Bergeron, un pompier de Montréal à la retraite, qui a choisi de quitter la Floride à la date prévue du 19 avril prochain.           

  

Alain Bergeron, un snowbird québécois qui a décidé de rester en Floride malgré la crise du coronavirus et la fermeture des frontières. Photo courtoisie.
Photo Courtoisie
Alain Bergeron, un snowbird québécois qui a décidé de rester en Floride malgré la crise du coronavirus et la fermeture des frontières. Photo courtoisie.

  

«Ça me met en colère de constater que des Québécois nous traitent de délinquants, voir même de criminels sur les réseaux sociaux parce que certains d’entre nous ont choisi de demeurer en Floride. À ce que je sache, le gouvernement ne nous a pas obligés à revenir au Québec, et nous n’enfreignons aucune loi», s’insurge-t-il.           

M. Bergeron affirme avoir adopté un comportement responsable pour lutter contre le virus. L’homme de 55 ans préfère d’ailleurs suivre à la lettre les consignes des autorités canadiennes, car il estime que, du côté américain, le gouvernement minimise la gravité de la situation.            

«Comme la plupart des personnes au Québec, je ne sors pas de chez moi, sauf pour faire mon épicerie. La seule différence est que j’ai décidé de profiter de mes dernières semaines de chaleur en Floride, mais de mon patio! À mon retour, j’ai bien l’intention de m’isoler pendant deux semaines et de me conformer aux exigences de la quarantaine», explique celui qui bénéficie toujours d’une couverture par sa compagnie d’assurance même s’il attrape la COVID-19.           

D’autre part, s’il préfère demeurer en Floride, c’est qu’il n’a pas de domicile fixe au Québec. Comme plusieurs autres snowbirds, il habite dans un véhicule récréatif durant la saison estivale. Pour l’instant, comme la saison estivale n’est pas commencée, le camping où il demeure ne lui offre pas tous les services de base, dont l’approvisionnement en eau.           

Un vent de panique chez les snowbirds   

Pour Raynald Léonard de Saint-Lazare en Montérégie, voyager l’inquiète.           

«François Legault ne m’a donné aucune bonne raison de rentrer au bercail. Pourquoi retourner dans les microbes au froid, alors que je peux m’isoler chez moi, tout en profitant de la chaleur?», soutient-il.           

  

Raynald Léonard, un snowbird québécois qui a décidé de rester en Floride malgré la crise du coronavirus et la fermeture des frontières. Photo courtoisie.
Photo Courtoisie
Raynald Léonard, un snowbird québécois qui a décidé de rester en Floride malgré la crise du coronavirus et la fermeture des frontières. Photo courtoisie.

  

Selon lui, les snowbirds qui ont décidé de revenir à la maison ont bien plus de risques de contaminer les autres que lui.           

«Ils ont fréquenté les restaurants, les stations d’essence, les haltes routières. Alors, que de mon côté, je ne sors pas! Le ministre Legault a semé un vent de panique chez les snowbirds, et la plupart de mes amis rentrés au Québec le regrettent aujourd’hui!», affirme-t-il.           

Des vacances en Floride   

Martine Jasmin Bruna, une contrôleuse de Montréal, a décidé de ne pas annuler ses vacances d’un mois en Floride malgré la propagation fulgurante du coronavirus dans le pays. Le 13 mars, elle a pris la route, comme elle le fait depuis les 22 dernières années, pour Sunny Isles, près de Miami.           

  

Martine Jasmin Bruna, une contrôleuse de Montréal, a décidé de ne pas annuler ses vacances d’un mois en Floride malgré la propagation fulgurante du coronavirus dans le pays. Photo courtoisie.
Photo Courtoisie
Martine Jasmin Bruna, une contrôleuse de Montréal, a décidé de ne pas annuler ses vacances d’un mois en Floride malgré la propagation fulgurante du coronavirus dans le pays. Photo courtoisie.

  

«Si j’ai décidé de venir en Floride, c’est entre autres à cause d’un reportage à la télévision qui disait que l’augmentation de la température pourrait diminuer la circulation du COVID-19 [une affirmation qui n’est pas avérée, selon les experts]. Je me suis dit que je serais davantage en sécurité ici qu’au Québec. En plus, ma compagnie d’assurance me couvre à 80% si je tombe malade, y compris si je suis atteinte du virus», souligne-t-elle.            

Elle déplore que la plage de Sunny Isles soit désormais fermée, ce qui n’était pas le cas à son arrivée. À son avis, les gens respectaient les règles de distanciation sociale à la plage, et les autorités ont eu tort d’en interdire l'accès.           

«Il n’y a plus grand-chose à faire en Floride! Tout est fermé, et le comté de Dade nous a donné l’ordre de rester à la maison», dit celle qui, malgré le confinement, n’a pas l’intention de revenir au Québec avant la date prévue du 16 avril.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.