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Les concessionnaires autos demandent un «break» de taxes aux villes

Les concessionnaires autos demandent un «break» de taxes aux villes
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Frappés de plein fouet par la pandémie, comme plusieurs autres entreprises, les concessionnaires automobiles montent au front pour réclamer un crédit de taxes aux municipalités afin de compenser les pertes liées à leur fermeture.

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L’industrie de l’automobile, qui génère 40 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects, se décrit elle-même comme la «deuxième plus grande force économique de la province» après le secteur de la construction.

«On a été des bons citoyens corporatifs pendant des années. À chaque année, on donne 200 M$ aux municipalités en taxes foncières. Là, on leur demande un break, une pause pendant la période durant laquelle on est obligés de fermer», lâche en entrevue avec Le Journal le président de la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec, Robert Poëti.

L’organisation qu’il dirige compte près de 900 concessionnaires dans ses rangs, aux quatre coins de la province. À l’heure actuelle, «plus de 75 % des gens ont été mis à pied», avance l’ancien ministre. Les ateliers mécaniques fonctionnent au minimum pour les réparations urgentes liées à des déplacements jugés « essentiels ». Les salles de montre sont fermées et les essais routiers sont suspendus.

Il est encore possible cependant, dans certains cas et sur rendez-vous, de finaliser une transaction et de prendre possession d’un véhicule neuf ou de ramener le sien, au terme d’un contrat de location.

«On ne veut pas se plaindre mais nous, actuellement, on a une réalité financière qui frappe les concessionnaires et si on n’a pas d’assouplissements, il y en a qui vont fermer donc les taxes, elles ne rentreront plus» dans les coffres des municipalités, a-t-il prévenu.

Le report des paiements jugé insuffisant

Le report des paiements de taxes, annoncé par de nombreuses villes, ne sera pas suffisant pour compenser les pertes subies pendant des semaines, selon lui. Quant au programme de subvention salariale annoncé par Ottawa, il ne suffira pas lui non plus à empêcher des fermetures définitives, croit M. Poëti.

S’il est bien conscient que les villes n’ont pas le pouvoir légal d’octroyer un « congé de taxes », il rappelle qu’il existe cependant diverses dispositions permettant aux municipalités d’offrir une subvention, laquelle pourrait faire office de crédit de taxes en raison des circonstances exceptionnelles.

Un fonds d'urgence ? 

À Montréal, la mairesse Valérie Plante a annoncé diverses mesures dont un fonds d’urgence de 5 millions $ pour les entreprises. À l’autre bout de la 20, à Québec, le maire Régis Labeaume s’est refusé pour l’instant à toute forme d’aide directe aux entreprises. Le chef de l’opposition à Québec, Jean-François Gosselin, invite le maire Labeaume à suivre les traces de la métropole et à créer un fonds d’aide de 5 M$.

Le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, estime lui aussi que des mécanismes existent pour permettre à la Ville de contourner l’interdiction d'accorder des congés de taxes. «Dans une situation d’urgence, la Ville peut aussi demander un décret gouvernemental qui lui permettrait d’offrir ce congé de taxes... Encore faut-il qu’il y ait une volonté de la Ville de Québec», a-t-il fait remarquer.

Ce dernier ne prêche pas, cependant, pour une aide financière tous azimuts de la municipalité, destinée à l'ensemble des commerces. Il privilégie plutôt une aide financière aux entreprises qui ont pignon sur rue sur les artères commerciales.


Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
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