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Confinement: MusiquePlus ressuscité

En cette ère de confinement, les vieux clips de Stingray Retro réconfortent

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Comme vous, nos journalistes tentent de relaxer devant la télé en ces temps de confinement. Voici un de leurs témoignages.  


Tous les moyens sont bons pour contrôler son niveau d’anxiété : lecture, méditation, exercice physique... Pour moi, c’est les vidéoclips. Et particulièrement ceux des années 80 et 90 de Stingray Retro, une chaîne télé qui rappelle l’âge d’or de feu MusiquePlus.  

Where Does My Heart Beat Now de Céline Dion
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Where Does My Heart Beat Now de Céline Dion

Depuis quelques semaines, la Céline Dion bouclée du disque Unison, le Prince présymbole, la Madonna BDSM et tous les one-hit wonders (Spin Doctors, Coolio) dont j’ai acheté l’album sur Maison Columbia m’aident à conserver mon équilibre mental. 

Erotica de Madonna
Photo courtoisie
Erotica de Madonna

C’est en pitonnant sans but précis que j’ai récemment découvert ce poste de clips en continu qui m’a immédiatement ramené deux, trois, quatre décennies en arrière, du temps qu’Alanis Morissette s’appelait Alanis et chantait des tounes dance jetables après usage. Du temps du 6 à 6 de Denis Fortin à CKOI, quand Gillette nous cassait les oreilles avec Mr Personality. Du temps des chorégraphies réglées au quart de tour, des bands de hair metal, des rivalités West Coast-East Coast en hip-hop, du grunge, du girl power...  

Bref, du temps où tout paraissait plus simple. 

Qui s’ennuie de Glass Tiger ? 

Stingray Retro comble l’ado en moi, mais propose beaucoup trop de contenu canadien-anglais. Une exigence du CRTC, sans doute. La fréquence de passage des vieux clips de Corey Hart, The Box et Sass Jordan est ridiculement élevée. En 2020, personne ne s’ennuie de Glass Tiger au point d’en réclamer trois fois par jour. A contrario, la chaîne n’offre rien en français. Pour voir Julie des Colocs et Dis-moi, dis-moi de Mitsou, on doit s’abonner à PalmarèsADISQ par Stingray et s’armer de patience. 

Gangsta’s Paradise de Coolio
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Gangsta’s Paradise de Coolio

Je chiale, mais chaque fois qu’un classique (Losing My Religion de R.E.M., Around the World de Daft Punk) ou qu’un trésor dont j’avais oublié l’existence (Your Woman de White Town, Lucas With The Lid Off de Lucas) surgit en ondes, j’oublie toutes les vieilles offrandes de Milli Vanilli et compagnie qu’on m’a balancées. 

Prouvé scientifiquement 

Je suis loin d’être le seul à ressentir une certaine euphorie quand j’entends une chanson qui évoque l’école secondaire, me confirme Isabelle Peretz, une professeure au Département de psychologie de l’Université de Montréal, spécialisée dans l’étude du « cerveau musical ». Écouter de vieilles chansons sur lesquelles on tripait procure un sentiment de présence sociale et contribue à combattre la solitude. 

« C’est prouvé scientifiquement, m’indique-t-elle au téléphone. Particulièrement la musique qu’on écoutait à 15, 30 ans, alors qu’on établit sa propre identité sociale. C’est cette musique qui ravive le plus les mémoires. »  

Losing My Religion de R.E.M.
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Losing My Religion de R.E.M.

Qui plus est, la musique réduit le stress et l’anxiété, ajoute Isabelle Peretz, citant au passage des études québécoises sur les fluctuations de cortisol, et d’autres sur les sécrétions de dopamine. 

L’expérience 

Stingray Retro me ramène à l’époque où j’étais branché sur MusiquePlus 24 heures sur 24 : je reste scotché devant l’écran, mais 75 % du temps, je critique. Je roule des yeux devant chaque clip de rock beige, je baisse le volume au moindre signe de reggae (désolé Bob Marley) et j’accumule les haut-le-cœur quand Michael Jackson retontit. (Parce que Leaving Nerverland.) 

Oui, je sais, pour m’assurer d’aimer chaque seconde qui passe, je peux bâtir ma propre playlist sur YouTube. Mais pester contre les choix de programmation, ça fait partie de l’expérience.  

À surveiller mercredi 

Le corrupteur 

L’intrépide inspecteur Nick Chen (Chow Yun-fat) est membre des Triades, puissante mafia chinoise. Il se retrouve en équipe avec le volontaire, mais peu courageux Danny Wallace (Mark Wahlberg) et la collaboration tourne au vinaigre.  

  • Prise 2 / 14 h  

La recrue 

Début de la deuxième saison. Au lendemain d’un attentat sur la ville de Los Angeles, le danger est omniprésent et l’agent Bradford se bat pour sa vie.  

  • TVA / 20 h  

Phil s’invite 

Deux épisodes en rafale de la deuxième saison de Phil s’invite, dans lesquels Phil Roy s’amène d’abord chez Marie-Ève Janvier, qui lui fait visiter son bureau et propose à l’animateur une séance de manucure-pédicure en compagnie de sa sœur, Émilie Janvier. Puis, Phil rejoint Yves P. Pelletier, avec qui il jouera les touristes à Montréal.  

  • V / 20 h et 20 h 30  

Les AS de L.A. 

Finale de la première saison des AS de L.A.. Syd et McKenna redoublent d’ardeur afin de mettre un terme au règne de terreur de leur véritable ennemie. Cette dernière n’aurait jamais dû s’en prendre à l’un des leurs. Pour cela, nos deux détectives se montreront plus mauvaises et implacables que jamais !  

  • AddikTV / 21 h  

Unabomber : terroriste américain 

Photo d'archives

Première de cette série qui met en lumière l’incroyable histoire du règne de terreur d’Unabomber. Theodore John Kaczynski.  

  • MOI ET CIE / 21 h