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Services de garde d’urgence: des primes réclamées par les syndicats

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Tout comme les infirmières, les éducatrices et responsables des services de garde réclament une prime de risque pour s’occuper des enfants des travailleurs essentiels. 

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Deux fédérations de la Centrale des syndicats du Québec ont fait valoir mardi que leurs syndiqués s’exposent à de plus grands risques lorsqu’ils travaillent dans les services de garde d’urgence mis en place notamment pour permettre aux médecins et infirmières de continuer à travailler pendant la crise de la COVID-19. 

«Considérant les facteurs de risque et les conditions exceptionnelles dans lesquelles nos membres sont placées, nous vous demandons d’offrir des primes pour les intervenantes qui seront au front au cours des prochaines semaines», écrit dans un communiqué la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, Valérie Grenon. 

Du côté de la Fédération du personnel de soutien scolaire, on fait valoir que leurs membres n’ont pas choisi un emploi à risque et ne sont donc pas rémunérés en conséquence. «Mais là, on leur impose un risque énorme, sans rien leur offrir en retour. C'est à se demander ce qu'on vaut aux yeux de la société et du gouvernement», s'indigne son président, Éric Pronovost. 

Les demandes des deux syndicats rappellent celles des infirmières de la Fédération interprofessionnelle du Québec (FIQ), qui réclament une prime pour «toutes les professionnelles en soins dispensant ou susceptible de dispenser des soins aux patients atteints de COVID-19, pour toute la durée de la pandémie». Lundi soir, la FIQ a annoncé avoir obtenu plusieurs engagements pour assurer la sécurité de ses membres confrontés au coronavirus – dont le retrait des professionnelles immunodéprimées et l’entretien des uniformes par l’employeur –, mais la question des primes liées à la COVID-19 est toujours en cours de négociations. 

Reporter les négos 

Sur un autre front, la CSN et la CSQ proposent au gouvernement Legault de reporter, après la crise, les négociations pour reconduire les conventions collectives des quelque 550 000 employés de l’État québécois. 

Québec souhaite plutôt régler ces discussions immédiatement et signer pour une période de trois ans, selon les informations fournies par les syndicats. 

Afin de sensibiliser la population, la CSQ vient de lancer une vaste campagne publicitaire télé et radio qui invite le premier ministre François Legault à reporter les négociations. «Sérieusement, vous voulez négocier en temps de crise?», demande le message publicitaire. 

Au bureau du président du Conseil du trésor, Christian Dubé, on s’est refusé à tous commentaires sur les négociations en cours. Le cabinet du ministre de la Famille, lui, n’avait pas répondu à notre demande de commentaire au moment de mettre en ligne.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.