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6 trucs pour convaincre les récalcitrants de suivre les règles de confinement

6 trucs pour convaincre les récalcitrants de suivre les règles de confinement
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

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Vous avez de la difficulté à convaincre un proche de respecter les mesures de confinement? Une professeure en psychologie sociale vous explique comment approcher cette discussion.  

«Ne pas se conformer aux directives émises par le gouvernement, ça peut être une façon de les contester et d’apporter un point de vue différent, explique la professeure titulaire au département de psychologie de l’UQAM, Catherine Amiot. Parfois, c’est simplement parce que ces gens-là ne s’identifient pas au message véhiculé par une figure d’autorité, ou aux gens qui essaient de passer un message comme tel. »    

La professeure Amiot suggère six trucs pour établir une discussion constructive.       

  • Utiliser les émotions positives plutôt que négatives   

«La peur et la culpabilité amènent les gens à réagir rapidement, mais ce ne sont pas des émotions qui vont mener à des changements durables. Si on peut tourner le message de façon positive, avec une touche d'humour par exemple, ça peut aider à faire passer notre message.»       

  • Mettre l’accent sur l’action et les comportements concrets qui peuvent être changés plutôt que de cibler la personne    

« Si on attaque la personne sur ses traits de caractère ou sa personnalité, elle devient généralement défensive et ne changera pas sa façon d’agir pour autant. Quand on se concentre sur des comportements concrets, des trucs pratico-pratiques, comme réorganiser son horaire ou utiliser les services de livraison d’épicerie, c’est plus facile d'ajuster notre routine. »       

  • Faire passer le message par une personne influente aux yeux du ou de la contrevenante   

«Ça peut être des modèles, comme des artistes ou des sportifs, mais aussi quelqu’un de très proche qui entretient une bonne relation avec la personne. Le message peut mieux passer s'il vient de cet individu puisqu’elle lui fait confiance.»       

  • Encourager plutôt que confronter ou être moralisateur   

«Il vaut mieux encourager les petits changements et faire confiance que de moraliser et d’imposer notre soi-disant supériorité à l’autre. C’est loin d’être motivant et engageant pour l’autre personne lorsqu’on agit de la sorte.»       

  • Se concentrer sur le changement graduel et progressif   

«C’est un aspect qui ressort souvent en psychologie sociale : normalement, changer nos habitudes, ça prend du temps. Il faut garder en tête qu’on est en train de modifier une tonne de comportements. Ce n’est pas facile pour tout le monde, et c’est important d’être empathique. On demande aux gens de s’adapter rapidement, presque au jour le jour, et c'est un gros défi.»       

  • Faire valoir les avantages de suivre les normes et les directives   

«Le changement, c’est déstabilisant, mais en ce moment, on le fait pour des raisons communes. Quelle en sera la contribution sociale? Par exemple, si on fait des efforts pour désengorger le système de santé, la personne pourrait elle-même en profiter. Si on reste tous chez soi, on pourra profiter de l’été plus rapidement. Ça doit être concret, pour que la personne puisse identifier des raisons et justifier ses changements de comportement. Il faut aussi rester le plus près possible des faits, de ce qu’on peut observer et des informations qui prouvent que les actions sont pour le bien commun.»    

Si vous devez argumenter avec un membre de notre famille ou d’un ami très proche, la professeure souligne qu’il est « plus stratégique d’essayer de maintenir la relation de façon harmonieuse », plutôt que de faire des menaces d’appel aux autorités et d’entrer en conflit. 

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.