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COVID-19 et inégalités sociales: un fossé sépare les riches des plus démunis

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Vous vous souvenez peut-être de cette tirade d’un monologue d’Yvon Deschamps: «Vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade» (Les unions, qu’ossa donne? 1968). On pourrait bien l’appliquer aux résultats d’un sondage Axios/Ipsos diffusés ce matin.  

Nous savions déjà que la société américaine est l'une des plus inégalitaires du monde occidental. Le fameux rêve américain, qui passe par la réussite financière et la mobilité sociale, n’a jamais été aussi illusoire, et les résultats du sondage ne font que confirmer cette réalité.   

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L’inégalité devant la menace est évidente, sous plusieurs aspects. Par exemple, plus vous êtes pauvre, plus vous risquez de devoir vous présenter sur votre lieu de travail. Bien sûr, ça, c’est quand vous avez toujours un travail. Et plus vos revenus sont élevés, plus la possibilité du télétravail s’offre à vous.   

Quand on sait que le confinement et la distanciation sociale sont fortement encouragés ou imposés par les autorités, on constate rapidement que l’exposition aux risques est diamétralement opposée.  

Quand on ajoute aux données du sondage l’accès à des soins de santé ou à des médicaments, le portrait devient encore plus sombre. Pour certains, peu importe l’aspect de leur réalité qui est envisagé, l’insécurité règne.  

Axios/Ipsos

Pourtant, une autre statistique du sondage pique la curiosité. Les deux groupes les plus éduqués et les mieux nantis (baccalauréat ou maîtrise, revenu familial moyen de 125 000$ à 200 000$) sont aussi ceux qui s’inquiètent le plus de leur bien-être émotionnel!  

Axios/Ipsos

Si une présentation plus approfondie des données de ce sondage vous intéresse, vous cliquez ici et ici. La situation des plus démunis était déjà particulièrement précaire avant l’éclosion du virus, elle tourne maintenant à la catastrophe.