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Entraînement: rejoindre les gens en ligne

Une kinésiologue offre des cours en direct par vidéo

Ne pouvant rejoindre ses athlètes et ses clients en personne comme elle en a l’habitude, Marilyse Caron a été créative et le fait désormais à partir de son salon par le truchement de la vidéo en ligne.
Photo courtoisie Ne pouvant rejoindre ses athlètes et ses clients en personne comme elle en a l’habitude, Marilyse Caron a été créative et le fait désormais à partir de son salon par le truchement de la vidéo en ligne.

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Marilyse Caron est kinésiologue et elle s’occupe notamment de la préparation physique de l’équipe féminine de rugby, de même que des équipes masculine et féminine de tennis des Carabins de l’Université de Montréal.

Disons que son univers a été chamboulé, surtout qu’elle a aussi sa pratique privée avec son entreprise M2move.

« Dès qu’on perd une routine, on est complètement déboussolé et c’est ce qui est important : retrouver une routine pour rester sain d’esprit », admet-elle lors d’un entretien téléphonique.

Bouger pour être en forme

C’est ainsi qu’elle a commencé à explorer encore plus loin l’idée de proposer des séances d’entraînement en ligne, ce qu’elle faisait déjà avec quelques clients.

« Même si on le savait déjà, on se rend compte que la santé, c’est primordial, et bouger ça fait partie de ça.

« J’ai trouvé des façons de faire bouger les gens et je vais en ajouter des nouvelles », assure-t-elle.

Pour ce faire, elle utilise les outils technologiques qui sont à sa disposition pour entrer en contact avec ses athlètes.

« Je propose une programmation qui est disponible sur leur téléphone avec des vidéos. Il y a une interaction et ça me permet de faire le suivi avec mes deux équipes. » 

Aller plus loin

Mais Marilyse Caron a eu envie d’aller plus loin et de démocratiser son offre.

« J’envoie mes vidéos à plein de groupes Facebook afin de les partager au maximum. Il y a toujours eu des séances d’entraînement en ligne, que ce soit sur YouTube ou ailleurs. »

Ne pouvant rejoindre ses athlètes et ses clients en personne comme elle en a l’habitude, Marilyse Caron a été créative et le fait désormais à partir de son salon par le truchement de la vidéo en ligne.
Photo courtoisie

La kinésiologue vise notamment les gens qui habitent son quartier, Hochelaga-Maisonneuve.

« J’en crée aussi pour les gens plus âgés, ceux de 60 ans et plus. Des gens qui ne bougent pas forcément beaucoup. Je veux des choses qui vont les distraire et les satisfaire. »

Interaction

Ce que l’entrepreneuse constate, c’est que les gens ont surtout envie de cours en groupe au moment où c’est impossible.

« C’est de l’interaction dont les gens s’ennuient, ils veulent être en contact encore plus que bouger.

« La semaine prochaine, je vais proposer des cours interactifs avec moi et des entraîneurs. »

C’est tout simple. L’entraîneur sera devant son ordinateur et proposera son cours en direct et pourra communiquer avec tous les gens qui suivent le groupe. Comme une vidéoconférence.

Ne pouvant rejoindre ses athlètes et ses clients en personne comme elle en a l’habitude, Marilyse Caron a été créative et le fait désormais à partir de son salon par le truchement de la vidéo en ligne.
Photo courtoisie

Nouveau  phénomène

Marilyse Caron a toujours cru aux cours en ligne, mais ne s’attendait pas à s’y attarder aussi vite.

« C’était dans mon plan à long terme, mais ça se passe aujourd’hui. Quand tout sera terminé, les gens vont revenir au gym, mais je crois que certains vont avoir pris goût à ça, le gym virtuel. »

Le défi actuellement, c’est de bâtir et comprendre le marché dans un contexte où elle est consciente que les gens sont inquiets financièrement, une situation dont elle ne veut surtout pas profiter.

« Il n’y a pas tant de marchés pour le moment alors j’en suis encore à établir un prix. Je me base sur les studios de yoga qui proposent un service similaire.

« Je vise des abonnements mensuels. Je voulais le faire gratuitement, mais les gens s’inscrivent moins et sont moins persistants quand c’est gratuit, de plus, je veux payer mes entraîneurs un minimum. On ne veut pas faire une passe d’argent », assure-t-elle.

Les gens n’auront plus d’excuses pour ne pas aller au gym avec une façon de procéder comme celle-ci.