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Le carpe diem d’Hugo Houle

Le cycliste québécois préfère vivre la crise au jour le jour

SPO-Conf de presse des Grands Prix cyclistes
Photo Agence QMI, Mario Beauregard En attendant la reprise des activités de l’UCI, Hugo Houle se plie aux directives de confinement, à Monaco.

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Le cycliste Hugo Houle préfère voir le verre à moitié plein. Confiné chez lui à Monaco, avec sa conjointe, le Québécois de 29 ans estime qu’une reprise des activités de l’Union cycliste internationale (UCI) au mois de juillet est fort possible.

Mercredi, l’UCI a annoncé que toutes les courses prévues au calendrier jusqu’au 1er juin n’auraient pas lieu. Pour le moment, donc, Houle demeure dans l’inconnu. 

« Je vis au jour le jour et je ne me pose pas trop de questions sur ce qui va se passer dans deux ou trois semaines, a-t-il mentionné lors d’un entretien téléphonique avec Le Journal, mercredi. Pour le moment, on est en confinement jusqu’au 1er mai. Par la suite, je pense qu’on pourra recommencer à rouler à l’extérieur à la mi-juin et qu’on pourra reprendre la compétition en juillet. »

Dans le but de maintenir la forme, Houle continue de s’entraîner environ deux heures par jour sur un vélo stationnaire qu’il installe sur son balcon, question de profiter un peu de l’air extérieur.

Il continue de s’entraîner sur un vélo stationnaire installé sur son balcon.
Photo tirée de Facebook
Il continue de s’entraîner sur un vélo stationnaire installé sur son balcon.

À Monaco, comme ici, le monde est en pause. « C’est dur à décrire. Il n’y a pas de monde, pas de vie. Monaco, ça bouge beaucoup en temps normal, mais là, il n’y a plus de bruits. Le soir, on est habitué d’entendre les voitures ou les motos, mais c’est le calme complet. C’est une ambiance un peu maussade et triste, et ça fait prendre conscience de l’ampleur de la situation. »

Salaire diminué

Houle et les cyclistes de l’équipe cycliste Astana ont tous accepté une diminution salariale de 30 % pour toute la durée de la pause de compétition afin d’offrir un répit à leurs partenaires financiers. La moindre des choses, croit-il. « Je sais que ça se parle en ce moment et je pense que d’autres équipes vont emboîter le pas aussi. Cette crise va laisser des traces à tout le monde. Plusieurs personnes vont perdre leur emploi, se retrouver sur le chômage et certains même auront du mal à manger. 

« Les sportifs en général sont bien rémunérés pour ce qu’ils font. Après tout, on amuse les foules quand tout le monde est heureux. Dans les circonstances, ça allait de soi de renoncer à une partie de notre salaire. Le contraire aurait été égoïste. »

Et le tour ?

Le Tour de France, prévu du 27 juin au 19 juillet, n’a quant à lui toujours pas été repoussé. Parmi les options envisagées, il semble qu’un report à plus tard soit l’option la plus probable. Par contre, même si l’événement devait avoir lieu aux dates prévues, Houle ne croit pas que la pause forcée serait un obstacle aux coureurs, malgré la perte d’un volume important d’entraînement et de compétition.

« Si on a six semaines de préparation avant le Tour, on va être correct. Évidemment, ce serait différent, mais on ne serait pas moins performant. Même que des fois, le repos fait du bien et ça pourrait paraître lors des deuxième et troisième semaines du Tour. »

L’UCI se donne jusqu’au 15 mai pour prendre une décision finale.