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Le Turkménistan bannit le mot «coronavirus»

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Le gouvernement turkmène a banni l’utilisation du mot «coronavirus» dans son pays, a rapporté Reporters sans frontières (RSF).

Selon l’organisme, le média d’État a été interdit d’utiliser le mot et retiré des brochures médicales et les policiers arrêteraient les citoyens prononçant le mort ou qui porterait des masques en public.

RSF a cité Chronicle du Turkménistan, rare «source indépendante» d’un pays qui a du mal à tourner la page du communisme et où un culte de la personnalité est institué aux deux seuls présidents qu’a connus le pays depuis son indépendance en 1991.

«À la hauteur de leur réputation, les autorités turkmènes ont opté pour une solution extrême afin d’éradiquer toute information sur le coronavirus, a dénoncé par voie de communiqué la responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale, Jeanne Cavelier. Non seulement ce déni met en danger les Turkmènes les plus fragiles, mais il renforce le régime autoritaire instauré par le président Gourbangouly Berdymoukhammedov.»

RSF a exhorté la communauté internationale à réagir et à interpeller le gouvernement turkmène sur les atteintes systématiques aux droits de l’homme.

Le Turkménistan, voisin et partenaire commercial de l’Iran, principal foyer de l’épidémie ne compte officiellement aucun cas de COVID-19, ce que croit difficilement l’organisme.

Ce pays a d’ailleurs été classé dernier du Classement mondial 2019 de la liberté de la presse de RSF.