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Vers la fermeture des parcs? Les idiots pèsent lourdement sur nos vies

Vers la fermeture des parcs?

bloc parc soleil Montréal
Photo courtoisie

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Montréal pourrait donc fermer ses parcs. Il fallait apparemment s’y attendre. Pourquoi? Parce qu'un trop grand nombre d'individus, dans les circonstances, se montre incapable de respecter les consignes élémentaires de la santé publique. Elles sont pourtant claires et faciles à suivre. Il ne faut pas une puissance mentale exceptionnelle pour les comprendre. En gros, la meilleure manière d’aimer son prochain, c’est de s’en tenir loin. À deux mètres de distance. En évitant de se toucher. Tout cela semble simple, oui, pour peu que le simple bon sens prenne encore un peu de place dans nos vies et détermine encore notre manière de nous comporter en temps de crise.

Mais c’est encore trop compliqué pour les tapons, zozos, gnochons et autres crétins qui ont décidé de vivre au quotidien comme si nous n’étions pas en situation de pandémie. De nombreux observateurs le remarquent, poliment ou vertement: dans les parcs, les règles de base, souvent, ne sont pas respectées. Cela devient clairement un danger pour la santé publique, surtout que la situation montréalaise semble de plus en plus inquiétante. Alors la mairesse Plante lance clairement la menace: si cela continue, elle fermera les parcs, alors qu’il s’agissait, pour tant de confinés, du dernier espace de liberté, où voir la vie autrement qu’entre quatre murs. On devine qu'elle ne le fait pas avec enthousiasme.

Qu’on se comprenne bien: c'est l'incivisme qui mènera ici à une perte de libertés. C'est l'individualisme dans ce qu'il a de plus bête qui obligera les autorités à nous imposer ce que nous ne parvenons pas à nous imposer nous-mêmes. On se plaindra avec raison, en se disant que ces contrevenants polluent la vie de tout le monde. C’est juste. On y verra aussi la concrétisation d’un constat mille fois répété au fil des dernières décennies: notre société se disloque, se désagrège, et les réflexes essentiels qui permettent de se comporter comme une communauté vivante s’émoussent. L’homme qui n’a que des désirs est incapable de se maîtriser minimalement. Il confère donc la responsabilité de l’encadrer à d’autres. C’est ce qui pourrait bien arriver.

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