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Premier enfant: Charles Hamelin et Geneviève Tardif fébriles

Charles Hamelin
Photo courtoisie, Yanique Fillion Dans son objectif de participer aux Jeux olympiques de 2022, Charles Hamelin mènera en parallèle sa carrière de patineur de vitesse et sa nouvelle vie de papa quand sa conjointe Geneviève Tardif donnera bientôt naissance à leur premier enfant.

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Des Jeux olympiques reportés, des milliers d’athlètes privés de leurs sites d’entraînement, plus de sport dans les amphithéâtres ni à la télé, la planète sportive croule d’ennui. Dans la maison de Charles Hamelin, un ventre bombé nous ramène toutefois à la raison: non, il n’y a pas que des catastrophes durant cette pandémie. 

Si la date prévue du 3 mai ne bouge pas, Geneviève Tardif déposera dans leur vie un bonheur qui éclipsera tous ceux liés aux trois médailles d’or olympiques et à plusieurs titres mondiaux qu’a vécus son amoureux. Durant les semaines actuelles d’incertitude, le patineur de vitesse et sa conjointe ripostent avec une valeur sûre en espoir. 

«On prépare l’arrivée du bébé. On veut que tout soit prêt, on commence à recevoir des boîtes qu’on a commandées, on est excités. C’est Noël ici pour nous. Ça nous donne un petit quelque chose pour sourire», partage l’imminent papa, joint par Le Journal cette semaine. 

«Ça apporte beaucoup de joie dans nos vies en ce moment. C’est beaucoup de positif qui nous aide à passer dans le printemps qu’on vit maintenant. Ça change les idées en comparaison avec ce qu’on peut entendre à la télévision à longueur de journée», dit l’athlète qui fêtera ses 36 ans le 14 avril. 

Un suspense pour le prénom  

De l’échographie jusqu’à l’aménagement de la chambre du bébé, le couple a partagé sur les réseaux sociaux les diverses étapes de la grossesse. On sait pratiquement tout, même qu’il s’agit d’une petite fille. 

Reconnu comme un rusé en situation de course, Hamelin s’amuse à transposer cette qualité dans leur entourage d’ici à la naissance. Sa conjointe et lui nourrissent le suspense en se gardant de révéler le prénom que portera leur désirée. 

«On a deux ou trois options de prénoms qui débutent tous par la même lettre. Ce qu’on dit au monde, c’est qu’il s’agit de “bébé V”. C’est tout», s’ouvre-t-il à peine. 

On l’appellera donc «Mademoiselle V» pour encore quelques semaines. Entre-temps, la pandémie de COVID-19 crée ses doutes même là où le bonheur n’aime pas les compromis. 

De l’espoir 

«C’est comme un mélange d’insécurité et d’espoir, observe Geneviève. C’est spécial parce que lorsque tu tombes enceinte, il y a beaucoup d’incertitudes et beaucoup de nouveautés. Je dois m’adapter à mon nouveau corps et à ma nouvelle vie. Puis là, avec ce qui se passe, c’est encore plus d’inconnu, et on ne sait pas comment ça va se passer à l’hôpital.» 

«En même temps, avec l’arrivée de la petite, c’est beaucoup d’espoir. Ça nous rend heureux. Dans peu de temps, on va avoir une petite fille à la maison. Le moïse dans notre chambre va être occupé par un être humain. Un bébé, c’est fait pour vivre et elle a toute sa vie devant elle. C’est tellement excitant d’y penser. Ça nous donne un beau but et beaucoup d’amour et de positif dans nos vies», témoigne-t-elle. 

Le moment présent  

Programmé pour aller vite quand il enfile ses patins, le spécialiste de la courte piste doit maintenant apprivoiser la patience. Durant sa grossesse, sa conjointe a découvert chez lui sa curiosité à se documenter sur l’évolution du fœtus et sur ce merveilleux pouvoir de fabriquer la vie qui l’a «hypnotisé». 

Charles Hamelin appréhende une interdiction d’assister à l’accouchement, afin de limiter la circulation dans les hôpitaux, une règle qu’il comprendrait dans les circonstances, mais qui deviendrait «la chose qu’on ne veut pas qui arrive».  

Pour l’heure, son vécu comme patineur le plus décoré dans l’histoire de la Coupe du monde lui permet de mieux meubler l’attente. 

«On est super excités à l’idée de la prendre dans nos bras et de la coller. Dans des moments comme ceux qu’on vit, je me fie à mes émotions et à ma façon de penser comme lorsque je suis un athlète. Je focalise sur le moment présent et sur ce que j’ai à faire. Si j’applique ça, je sais que ça va bien aller pour la suite. En ce moment, on pense au petit bébé et à ce qu’on doit faire pour le jour où il va arriver.» 

La naïveté servira bien Mademoiselle V quand elle naîtra. Elle ignorera tout de l’état de notre monde actuel...