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12 joueurs qui ont disputé un seul match avec le CH

Panthers c. Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier

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Plusieurs joueurs n’ont fait que passer à Montréal au fil des ans. Depuis 1990, ils sont une bonne douzaine à avoir disputé seulement un petit match avec le Canadien. 

Si certains départs précipités n’ont toujours pas été digérés par les plus fervents partisans après tout ce temps, la plupart de ces joueurs sont tombés dans l’oubli. 

Certains noms restent en tête plus longtemps que d’autres... pour le meilleur ou pour le pire. 

John Scott est certainement celui le plus frais dans la mémoire collective. 

Acquis le 15 janvier 2016 en compagnie de l’obscur Victor Bartley en retour de Jarred Tinordi et du Québécois Stefan Fournier, le colosse de 6 pieds 8 pouces et 260 livres a dû patienter pendant près de trois mois avant de finalement porter l’uniforme tricolore, le 5 avril... pour une seule et unique fois! 

Et le pauvre l’a eu sur le dos pendant à peine neuf minutes sur la glace! 

Malgré son talent très limité, le matamore a été choisi pour participer au match des étoiles cette année-là à la suite du scrutin populaire. Les amateurs de hockey des quatre coins de l’Amérique du Nord ont voté par milliers, dans un geste visant à tourner Scott en dérision, pour qu’il soit invité à la classique annuelle. 

Les autorités de la ligue ont tout fait pour empêcher sa présence, mais Scott n’a pas lâché le morceau. 

Le 2 janvier 2016, il a même marqué deux buts et a été nommé joueur par excellence du match. Ses coéquipiers l’ont d’ailleurs porté en héros sur leurs épaules au terme de la rencontre. 

Ironiquement, on ne l’a pas revu depuis dans la LNH! 

Un match et puis s’en vont... nulle part!

Six autres attaquants n’ont qu’un match au compteur avec le CH au cours des 30 dernières années. C’est un euphémisme de dire qu’ils n’ont pas tous connu de grandes carrières! 

C’est notamment le cas de Lindsay Vallis, du Québécois Jonathan Delisle, de Bud Holloway et de Joonas Nattinen... pour qui il s’agit de leur seul match tout court dans la LNH! 

Le Canadien s’est visiblement trompé en sélectionnant Vallis au premier tour (le 13e au total) du repêchage de 1989... 

C’est plus excusable pour les autres, tous choisis au moins au troisième tour. 

Vallis s’est tout de même accroché à son rêve en essayant de se faire valoir dans la Ligue américaine, mais en vain. Il s’est ensuite tourné vers des niveaux inférieurs, y obtenant même un certain succès. Il a d’ailleurs atteint le plateau des 100 points en 1998-1999 dans la United Hockey League (UHL) avec le Smoke d’Asheville, alors dirigé par Keith Gretzky, le frère de «La Merveille». 

De son côté, Delisle a été renvoyé à Fredericton après huit petites présences sur la patinoire. Il a poursuivi son parcours professionnel dans la Ligue américaine durant trois autres saisons avec les Citadelles de Québec, avant de se rendre à l’évidence. 

Holloway s’est quant à lui exilé après son bref passage dans la LNH. Il a joué un peu à Moscou dans la KHL, avant de quitter la Russie pour la Suède, puis l’Autriche. Aux dernières nouvelles, il était toujours actif à Salzbourg avant que la pandémie mondiale de coronavirus cause l’interruption de la saison. 

Nattinen a également opté pour l’Europe après son échec en Amérique du Nord. 

Deux exceptions à la règle

De la bande des six, deux seuls attaquants sauvent (quelque peu) la mise : Martin St-Pierre et Corey Locke. 

Contrairement aux quatre autres, ils peuvent se targuer d’avoir amassé des points dans le circuit Bettman. Bien peu, on s’entend, mais quand même... 

St-Pierre, qui totalise 39 matchs d’expérience dans le circuit Bettman (21 avec les Blackhawks de Chicago, 14 avec les Bruins de Boston, trois avec les Sénateurs d’Ottawa et un avec le CH), a récolté trois buts et cinq aides. 

Locke, lui, n’a engrangé qu’un petit point en neuf matchs dans la LNH (cinq avec les «Sens» et trois avec les Rangers de New York). 

Le refrain Beauchemin

Si le Canadien ne s’en mord pas du tout les doigts pour ces sept attaquants (vous partagez sans doute cet avis!), c’est cependant probablement le cas pour d’autres joueurs de cette liste. En fait, pour deux en particulier. 

Un revient le plus souvent dans la conversation : François Beauchemin. 

Repêché au troisième tour par le CH en 1998, le Québécois a dû attendre près de cinq ans avant de briser (enfin) la glace dans la LNH, le 27 février 2003, contre le Wild du Minnesota. 

Malheureusement pour lui, on ne lui a pas vraiment offert à Montréal une véritable chance de démontrer ses capacités. 

Si bien qu’il a été soumis au ballottage le 14 septembre 2004. Réclamé par les Blue Jackets, Beauchemin n’a pas eu le temps de s’établir à Columbus. 

À peine un an plus tard, il a été échangé aux Ducks d’Anaheim, où il s’est affirmé par sa fiabilité. 

Il connaîtra finalement une très belle carrière de 903 matchs dans la LNH, marquée par une conquête de la coupe Stanley en 2007. 

Avoir su, le Canadien ne s’en serait sûrement pas départi... 

Avant de passer aux gardiens, attardons-nous une seconde sur Martti Jarventie. 

Après sept saisons passées dans son pays natal, le Finlandais a décidé de faire le saut en Amérique du Nord en 2001, l’année de son repêchage. 

L’expérience s’avère cependant brève : 13 minutes sur la glace à son unique match avec le CH, suivi de 49 rencontres dans la Ligue américaine avec les Citadelles de Québec, avant de rentrer au bercail pour de bon. 

Même combat pour Vokoun

Terminons ce tour d’horizon avec les gardiens. D’abord avec Tomas Vokoun. 

Comme Beauchemin, le gardien tchèque a éclos ailleurs qu’à Montréal. 

Vokoun n’aura gardé le filet du CH qu’une seule fois, accordant quatre buts en une période contre les Flyers à Philadelphie le 6 février 1997. 

En dépit de cette présence-éclair, Vokoun a su faire sa place dans la LNH, devenant l’un des gardiens les plus occupés du circuit pendant des années, d’abord avec les Predators de Nashville, qui l’ont acquis au repêchage d’expansion de juin 1998, puis avec les Panthers de la Floride, les Capitals de Washington et, finalement, les Penguins de Pittsburgh. 

Au moment d’accrocher ses jambières en 2013, il totalisait 300 victoires en 700 matchs. Pas si mal pour un choix de neuvième tour! 

Denis finit ça ici

Comme Vokoun, Marc Denis n’aura été qu’une étoile filante à Montréal. 

Par contre, le Québécois était en fin de parcours à son arrivée dans la métropole, tandis que Vokoun était tout jeune. Denis a même été cédé dans la Ligue américaine après le camp d’entraînement puisque Carey Price et Jaroslav Halak le devançaient dans la hiérarchie. 

Alors âgé de 31 ans, Denis a joué avec le Canadien le 349e et ultime match de sa carrière, le 2 janvier 2009, contre les Devils du New Jersey. 

Pour son dernier tour de piste, il a accordé un but sur sept tirs en une période d’utilisation en relève à Halak. 

Pour finir, un mot sur Olivier Michaud, embauché à titre de joueur autonome le 18 septembre 2001. 

Envoyé dans la mêlée le 30 octobre après une blessure subie par son compatriote québécois Mathieu Garon, il a été parfait en 18 minutes de jeu contre les Oilers à Edmonton. 

Cette performance ne lui a toutefois pas permis d’allonger son séjour dans la LNH. 

Malgré cette fin abrupte, Michaud peut se vanter d’avoir son nom inscrit dans le grand livre des records des Canadiens. 

À 18 ans et 42 jours, il est le plus jeune gardien de l’histoire à protéger le filet montréalais. La marque tient d’ailleurs toujours. 

Voici la liste complète des joueurs n’ayant participé qu’à un match avec les Canadiens depuis 1990 : 

Attaquants

• John Scott 

• Lindsay Vallis 

• Jonathan Delisle 

• Corey Locke 

• Joonas Nattinen 

• Martin St-Pierre 

• Bud Holloway 

Défenseurs

• François Beauchemin 

• Martti Jarventie 

Gardiens

• Tomas Vokoun 

• Marc Denis 

• Olivier Michaud