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La police du coronavirus s’en vient

Une escouade d’environ 200 agents pourrait être déployée pour faire respecter les règles à Montréal

Juif hassidique
Photo Ben Pelosse Des membres de la communauté juive hassidique, comme ici, vendredi, dans une épicerie de la rue du Parc, auraient tenu un rassemblement dans une synagogue, jeudi soir.

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Devant la multiplication des appels du public, la police de Montréal s’apprête à créer une escouade spéciale de quelque 200 policiers vouée au respect des consignes et à la lutte au coronavirus. 

Cette escouade, selon ce qu’a appris Le Journal, serait appelée pour les cas liés au coronavirus, par exemple ceux qui feraient fi des interdictions de rassemblement. Ils seraient également appelés en renfort aux policiers qui répondent à un appel impliquant des personnes pour lesquelles il y aurait un risque de transmission de la COVID-19. 

Pour le moment, la police de Montréal envisage d’y placer 200 policiers. Mais comme la situation évolue rapidement, ce nombre pourrait changer. 

Travail d’équipe 

Bien que le SPVM analyse présentement d’autres possibilités, le plan actuel serait que l’escouade constate les infractions et transmette les informations à l’escouade Éclipse, qui se chargerait de la confection des rapports généraux d’infractions. Ils seront transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales afin de décider si une amende doit être donnée. Ces amendes vont de 1000 $ à 6000 $. 

Juste dans la nuit de jeudi à vendredi, les policiers de Montréal ont constaté près d’une dizaine d’infractions. La SQ, elle, dit avoir fait neuf rapports. 

Synagogue 

Par ailleurs, la communauté juive hassidique d’Outremont nie catégoriquement avoir tenu un rassemblement d’environ 50 personnes dans une synagogue, jeudi soir. Pourtant, ce sont des pompiers qui auraient alerté la police, qui est intervenue avec huit autopatrouilles. À leur arrivée, seules quelques personnes étaient encore sur place, à l’extérieur. 

Max Lieberman, porte-parole de la communauté juive hassidique à Outremont.
Photo Michaël Nguyen
Max Lieberman, porte-parole de la communauté juive hassidique à Outremont.

« Toutes nos synagogues sont fermées depuis trois semaines. On travaille fort pour combattre ce virus, on respecte toutes les consignes du gouvernement », a assuré vendredi Max Lieberman, porte-parole de la communauté.  

Il dit vouloir dévoiler des images de surveillance prouvant ses dires.