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Risques encourus par l'éducatrice de ses enfants: une professionnelle de la santé s'indigne

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AFP

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Des enfants de professionnels de la santé et de travailleurs des services essentiels ont été forcés au confinement, après qu’une éducatrice de leur service de garde d’urgence eut annoncé qu’elle était venue travailler malgré le fait que son conjoint soit atteint de la COVID-19.

«On est vraiment furieux», a témoigné Marie Sarlea, préposée aux bénéficiaires et mère de deux enfants, présentement en confinement à la maison.

C’est d’abord le mari de Mme Sarlea, œuvrant aussi dans un service essentiel comme ingénieur, qui a été alerté de la situation. «Il a dû quitter son travail, il est parti chercher [les enfants], les a ramenés à la maison», a-t-elle raconté en entretien avec Geneviève Pettersen à QUB radio vendredi après-midi.

Écoutez le témoignage complet ici:

«[L'éducatrice] est venue travailler sans même avoir la présence d’esprit de dire que son mari était atteint», s’est indigné Marie Sarlea, qui ne pouvait préciser quelles raisons avaient motivé cette travailleuse à encourir ce risque et si elle pouvait avoir agi par peur de perdre son emploi.

Des parents dans l’embarras

Avec la garderie d’urgence fermée et ses deux enfants confinés à la maison pour les deux prochaines semaines, Mme Sarlea et son conjoint font face à une situation épineuse. «Ça nous fout royalement dans la merde», a-t-elle lancé.

La Santé publique, qui est depuis intervenue dans le dossier, notamment pour imposer un test de dépistage à l’éducatrice concernée, a donné le feu vert aux parents pour qu’ils poursuivent leur travail. Même si le résultat du test n’a pas encore été dévoilé, la Santé publique a jugé que le risque de propager le virus demeurait faible.

«J’ai de la misère à le croire», s’inquiète pourtant Marie Sarlea. Travaillant dans un hôpital avec des aînés, des personnes immunodéprimées et d’autres atteintes du cancer, elle craint de leur transmettre la maladie sans le savoir.

«Ce sont toutes des personnes qui risquent de décéder carrément si jamais elles sont en contact avec la COVID-19», a-t-elle affirmé.

Mme Sarlea aurait préféré avoir droit à un retrait préventif, le temps d’obtenir le résultat du test de dépistage de l’éducatrice, puis de réévaluer les risques de contagion.

«On est un peu sur le qui-vive. Ces prochains jours vont être un peu stressants étant donné qu’on doit surveiller nos symptômes. Et moi, je m’en vais au travail en ne sachant pas si je vais potentiellement contaminer mes patients», a-t-elle conclu.

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