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Vers un Québec plus autonome

François Legault prépare un virage vers la production locale en prévision de l’après-crise

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Une fois la crise passée, le Québec devra plus que jamais mettre le cap vers l’autonomie, afin d’assurer son autosuffisance en biens essentiels, comme l’équipement médical et la nourriture, croit François Legault.  

• À lire aussi: Maintenant 6101 cas de la COVID-19 au Québec, dont 61 décès  

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• À lire aussi: Legault s’attend à une «démondialisation» après la crise  

• À lire aussi: Vers une pénurie de médicaments?  

Lors de son point de presse quotidien, au cours duquel il a déploré 25 nouveaux décès liés à la COVID-19, le chef caquiste s’est ouvert davantage sur ce qu’il s’imagine comme lendemain de crise.  

« Je pense que, s’il y a une leçon qu’on tire de la crise actuelle, c’est qu’on devrait être autonome pour les biens qui sont essentiels », a déclaré M. Legault.  

En tête de liste : l’équipement médical, comme les masques, dont les réserves actuelles seront épuisées dans huit jours, avec les dernières commandes reçues.  

Il ne se fait plus d’illusions  

D’ailleurs, le premier ministre ne semble plus se faire d’illusions quant à la possibilité de recevoir des masques en provenance des États-Unis.  

« Évidemment, on aimerait continuer à recevoir les commandes des États-Unis, a-t-il dit. Mais il faut être réalistes, là. [...] Ça va être une guerre dure. Les pays qui fabriquent des équipements vont vouloir les garder pour leurs citoyens. »  

Cette situation illustre bien, selon lui, la nécessité pour le Québec, comme les autres provinces canadiennes, de produire ses propres équipements de protection.  

Il en a d’ailleurs été question jeudi soir, lors d’une conférence téléphonique avec ses homologues du reste du Canada.  

« Il faut [...] qu’on soit autonome, qu’on soit capable de fabriquer nos masques, nos blouses, nos gants », a-t-il soutenu.  

Plus tôt cette semaine, M. Legault a laissé entendre qu’il faudrait attendre encore de trois à cinq semaines avant que les équipements fabriqués localement se rendent dans nos hôpitaux.  

« Là, on se fait un peu prendre de court, mais on a actuellement des entreprises au Québec, en Ontario, qui travaillent là-dessus. Moi, je suis optimiste que dans les prochains mois, on va être capable d’y arriver. »  

Il mise notamment sur l’expertise québécoise dans le secteur du textile. « Le défi, c’est d’avoir le tissu qui protège. Donc, c’est plus de ce côté-là, là, qu’est l’enjeu actuellement », a-t-il expliqué.  

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Crainte d’une pénurie de Médicaments  

En plus des équipements de protection pour le personnel de santé, la crainte d’une pénurie de médicaments pointe également à l’horizon. « On a actuellement ce qu’il faut pour traiter nos patients, [...] on a les médicaments qu’il faut », a indiqué à ce sujet la ministre de la Santé, Danielle McCann.  

Elle a toutefois reconnu que la demande mondiale pour certains médicaments, comme le propofol et d’autres produits utilisés pour la sédation, lors d’une intubation, exige une utilisation très rigoureuse.  

« On a beaucoup de discussions, actuellement, avec nos fournisseurs, notre industrie pharmaceutique, a dit Mme McCann, et on va continuer de travailler très fort, là, pour continuer d’avoir de la disponibilité de ces médicaments. »  

En somme, « si on regarde à plus long terme, bien, effectivement, tous les équipements médicaux, toute la production qu’on a besoin pour donner des soins à la population, il va falloir être autonome », a insisté M. Legault.  

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Même chose pour ce qui est de la nourriture.  

« On n’aurait peut-être pas pensé ça il y a un mois ou deux, mais un des services essentiels, c’est de nourrir la population », a-t-il souligné.  

Le premier ministre songe notamment aux fruits et légumes qui, en hiver, nous rendent dépendants des pays plus chauds.  

« On veut être capable, entre autres avec les serres puis le fait qu’on a un coût d’électricité qui est très bas, bien, d’être capable de produire davantage localement puis d’être autonome du côté de la consommation, nos aliments », a-t-il expliqué.  

Mardi, M. Legault avait évoqué la possibilité d’une certaine « démondialisation » après l’actuelle pandémie.  

« Il y a des choses qui vont avoir changé. [...] Moins d’importation, ça suppose plus de production locale », avait-il soutenu.  

« Je pense que, s'il y a une leçon qu'on tire de la crise actuelle, c'est qu'on devrait être autonome pour les biens qui sont essentiels, puis l'équipement médical, c'est un bien essentiel. » –François Legault

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.