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150 profs attendent de pouvoir quitter le Nunavik

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Coincés dans le Nord depuis l’annulation de l’année scolaire, 150 enseignants originaires des régions plus au sud du Québec ont finalement eu l’autorisation de quitter le Nunavik.  

Depuis le début du confinement, les profs qui travaillent dans les communautés éloignées du Nord-du-Québec se sentaient «pris en otage». 

Le 24 mars, la Commission scolaire Kativik a mis un terme à l’année scolaire en raison de la pandémie de coronavirus. Notons que le calendrier scolaire est différent des grands centres urbains et la fin des classes était prévue pour le 28 mai. 

Jusqu’à hier soir, on interdisait pourtant aux profs natifs de l’extérieur du Nunavik de retourner dans leur coin de pays. Une bonne partie du personnel enseignant provient d’ailleurs au Québec. 

Une situation dénoncée par l’Association des employés du Nord québécois (AENQ-CSQ).  

Le président du syndicat, Larry Imbeault, déplorait la décision de la directrice de la santé publique demandant aux enseignants et au personnel scolaire de rester au Nunavik pour aider la communauté en cas de besoin.  

Décision «abusive» 

«On pense que cette décision est unilatérale, abusive, on pense que nos membres ont le droit de retourner dans leurs communautés et d’être auprès des leurs», déplorait M. Imbeault.  

Une décision d’autant plus préoccupante, alors que le gouvernement fédéral a envoyé des avions un peu partout dans le monde pour rapatrier des citoyens canadiens. 

Rappelons que depuis le 28 mars, le gouvernement Legault a restreint l’accès à plusieurs régions, dont le Nunavik. Les contrôles aux aéroports ont été augmentés afin de s’assurer que seuls les déplacements essentiels soient maintenus pour freiner la propagation de la COVID-19. 

Interdiction levée 

Après des tergiversations, le ministère de l’Éducation a fait savoir hier soir que les enseignants pourront finalement revenir chez eux. Reste à savoir dans combien de temps ils pourront bénéficier d’un vol de retour vers le sud de la province.  

«La directrice de la santé publique du Nunavik a levé l’interdiction de départ du personnel de la commission scolaire Kativik, a soutenu le porte-parole du ministère, Bryan St-Louis. Les enseignants pourront donc officiellement quitter le Nunavik sous peu.»