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Alexis Lafrenière ne semblait pas prédestiné à la LNH

Dossier Alexis Lafrenière
Photo d'archives Martin Chevalier Alexis Lafrenière

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Croyez-le ou non, Alexis Lafrenière ne semblait pas du tout prédestiné à un avenir dans la Ligue nationale de hockey (LNH) lorsqu’il évoluait au niveau pee-wee. 

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C’est ce qu’a confié Stéphane Dubé, le préparateur physique du prodige québécois, au site web The Athletic dans le cadre d’un reportage portant sur l’entraînement de son client en période de confinement. 

«Si quelqu’un m’avait dit en le voyant jouer pee-wee que ce kid-là jouerait dans la LNH, je dirais que soit ce gars-là ne l’a jamais vu jouer, soit qu’il est un menteur», a affirmé Dubé, qui travaille avec Lafrenière «depuis qu’il a à peu près 11 ou 12 ans». 

Ne lésinant pas sur les efforts à l’extérieur de la patinoire et profitant d’une poussée de croissance, Lafrenière est effectivement passé à la vitesse supérieure après sa première année bantam. 

Après avoir récolté 19 points en 27 matchs avec les Seigneurs de Mille-Îles, le surdoué en a amassé 69 en 26 rencontres l’année suivante. Comme quoi le talent ne se manifeste pas toujours immédiatement... 

Pour la petite histoire, un certain Wayne Gretzky n’avait marqué qu’un but à sa première année de hockey organisé, à 6 ans, et c’était au dernier match de la saison. Et à 9 ans, «la Merveille» a inscrit 196 buts en 76 matchs. 

Pas question de chômer

Autrement, Lafrenière ne chôme pas malgré le confinement, lui qui se livre à des séances d’entraînement intenses dans son garage, et ce, cinq fois par semaine. 

Pour arriver à ses fins, le jeune homme est d’ailleurs allé faire une visite au gymnase de son préparateur physique. 

«Il a dévalisé mon gym», a raconté à la blague Dubé à The Athletic. 

Lafrenière travaille beaucoup sur son explosion, mais aussi sur sa souplesse, ce qui lui a permis de composer plus facilement avec la blessure à une jambe qu’il a subie au dernier Championnat mondial junior. Selon Dubé, s’il n’avait pas autant de mobilité, «ç’aurait facilement pu casser». 

Un rêve parti en fumée 

Celui qui sera sans doute sélectionné au premier rang du prochain encan amateur s’était fort probablement imaginé entendre son nom et s’avancer sur la scène du repêchage devant parents et amis au Centre Bell. 

«Je ne peux pas contrôler ce genre de choses. C’est quelque chose auquel tu rêves, mais la sécurité des gens est plus importante», a-t-il mentionné. 

Le repêchage de 2020 a été reporté à une date indéterminée par la LNH et il risque fort de ne pas être présenté à Montréal. Dans les circonstances actuelles, celui-ci pourrait avoir lieu virtuellement.