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Quiz virtuels pour oublier la pandémie

Texte au JE d'Annabelle Blais sur les quiz pendant la pandémie
Photo courtoisie Les Bloody Sylvain de gauche à droite : Vincent, Marc-André Lemieux, Carl, Rachelle McDuff et Annabelle Blais.

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Nos journalistes vivent eux aussi toutes sortes de problèmes et de péripéties dans leur vie quotidienne. Ils nous livrent ici leurs témoignages personnels dans lesquels plusieurs de nos lecteurs se reconnaîtront.  


La gomme à effacer a-t-elle été inventée avant ou après la pénicilline ? En temps de pandémie (et même en temps normal, soyons honnêtes), cette question ne préoccupe personne... sauf les accros aux quiz. 

Dans l’ancien temps, il y a encore quelques jours, j’étais une habituée des quiznight (ou popquiz) dans les bars. Si vous ne connaissez pas, imaginez une partie de génies en herbes sur les stéroïdes. 

Les participants forment des équipes et répondent à trois rondes de questions de connaissance générale. Même si la victoire ne procure qu’une tournée de shooter pour les vainqueurs (et la reconnaissance infinie), on prend ça au sérieux. 

Mon équipe, les Bloody Sylvain, est abonnée à celui du Vestiaire, à Montréal. La fermeture des bars a abruptement mis un terme à nos soirées.  

Qu’à cela ne tienne, les quizzeurs poursuivent maintenant la compétition par Facebook live où les quiz se sont multipliés.  

Soirées compétitives 

Nous en avons testé plusieurs dont celui du pub ludique le Randolph animé par son propriétaire, le comédien Normand D’amour. Nous étions environ 2000 joueurs, le 19 mars. 

« Si la catégorie thématique est Harry Potter, je ne veux pas entendre Annabelle chialer », m’avait averti Vincent, notre expert en géographie. 

Chez les Bloody, on a tous nos couleurs. Je suis la joueuse un peu trop compétitive qui râle quand les sujets ne sont pas dans ses cordes. 

Pour faire exprès, la ronde thématique était Harry Potter (C’est quoi les chances !!). Heureusement, Rachelle a lu tous les livres de J.K. Rowling.  

Même si elle est souvent la pro des : « Ah je le sais, mais je m’en souviens plus », elle s’en est bien tirée pour une moldue. Comme on dit dans le jargon des quizzeurs : elle a torché. 

Pour la ronde musicale, notre arme secrète est Marc-André, journaliste culturel au Journal. Il a facilement reconnu Cotton Ouaté de Bleu Jeans Bleu joué à l’envers. 

On a terminé avec 26/40. « On aurait pu faire mieux », ai-je grommelé. (Même virtuellement, je garde ma belle énergie.) 

Deux heures sans virus 

C’est à ce moment que ça m’a frappée : pour la première fois depuis le confinement, je n’ai pas pensé une seconde au coronavirus. 

Étienne Lavallée, l’animateur de quiz du Vestiaire, a aussi repris du service sur Facebook. Normalement, il travaille pour le Randolph, mais il a été mis à pied.  

« J’ai extrêmement de plaisir à écrire [le quiz], à l’animer et ça me donne quelque chose à faire pour remplir mon horaire en ce temps d’isolement social », me dit-il. 

Son quiz nous a aussi permis de retrouver nos ennemis jurés Les Moratoires et Groupe Groupon, équipe de mon collègue Dominique Cambron-Goulet. Ça fait chaud au cœur de vous maudire virtuellement, les amis. 

Et pour ceux qui cherchent encore : la gomme à effacer a été inventée en 1770 et la pénicilline en 1928.  

QUELQUES QUIZ PAR FACEBOOK LIVE   

  • Quiz du Randolph : mardi et jeudi (famille et adulte) 
  • Quiz musical du Birra : lundi  
  • Quiz musical du HELM sur la page d’Elektrik Erik : mercredi, vendredi et dimanche 
  • Quiz d’Étienne parce qu’il s’ennuie : lundi 
  • Quiz Tonic (thématique) : dimanche