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Bien manger en famille durant le confinement

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Photo courtoisie, Mélissa Larivière Mélissa Larivière et ses filles préparent des pizzas maison.

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Le confinement à la maison chamboule le printemps de plusieurs familles. Avec les enfants à temps plein, le travail à la maison et l’absence d’activités extérieures, plusieurs parents ont du mal à reprendre le dessus. Côté alimentation, les enfants se sentent en vacances et réclament des gâteries tant sucrées que salées. Conseils de pro pour continuer à bien manger en temps de confinement.

Nutritionniste à Espace Famille Koala, Mélissa Larivière est maman de deux jumelles de 8 ans. « Le meilleur conseil que je puisse donner est celui d’avoir un horaire fixe de repas et de collation qui ressemble à celui de l’école et la garderie ». Sans être trop rigide, ce cadre rassurera l’enfant et permettra le maintien de saines habitudes alimentaires. S’ils omettent la collation, ils risquent d’être irritables une fois à table. La nutritionniste appose également sur son frigo un outil (Détective Gargouillis) qui permet aux filles de bien contrôler leur appétit et de mieux connaître leurs signaux. Les parents, qui respectent peu leurs signaux internes de faim et de satiété, sont aussi invités à faire l’exercice, une belle prise de conscience qui les outillera pour guider leurs enfants. Enfin, Mélissa recommande d’occuper les enfants, sans surcharger l’horaire, car eux aussi mangent par ennui. 

Les jumelles pique-niquent au salon.
Photo courtoisie, Mélissa Larivière
Les jumelles pique-niquent au salon.

De son côté, la nutritionniste Nathalie Regimbal, aussi experte en nutrition familiale et coauteure du livre Les menus Solution Famille, propose de bien respecter les rôles de chacun. « Le parent est responsable du quoi, du quand et du où. Il offre donc des aliments variés et nutritifs aux repas et aux collations, à des heures fixes et à la table de la salle à manger. L’enfant, lui, est responsable de la quantité, en respectant ses signaux de faim et de satiété. Il sait quand il a suffisamment mangé et le parent doit respecter cela ». 

Identifier les signaux de faim

Le défi de respecter ses signaux internes de faim et satiété est évoqué par les deux nutritionnistes. Nathalie suggère de poser quelques questions à l’enfant. Comment fais-tu pour savoir si tu as faim ? Est-ce que tu as le goût de cuisiner quand tu as faim ? Est-ce que tu as de la difficulté à te concentrer sur ta lecture ? On peut aussi lui poser les questions suivantes : est-ce que tu sais quand maman et papa ont faim ? Qu’est-ce qu’ils font quand ils ont faim ? Il est important que l’enfant comprenne qu’avoir faim c’est physiologique, que le corps envoie des signaux et que quand les signaux disparaissent, la faim est comblée. Si on mange au-delà, on ne se sent pas bien, on ressent de l’inconfort. 

Si l’enfant mange par ennui et anxiété, la nutritionniste recommande d’ouvrir la discussion avec son enfant, de l’inviter à mettre des mots sur ses émotions et de trouver des activités de rechange s’il mange par ennui. 

7 conseils pour bien manger en famille

1. Conserver une routine

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Trois repas et trois collations à heures fixes offrent un cadre qui rassure l’enfant. En prime, les collations permettent d’avoir moins faim lors des repas. 

2. Planifier vos menus

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On veut limiter le plus possible les déplacements à l’épicerie. En ce sens, la planification est de mise. Établir un menu de la semaine (pensez au livre Les menus Solution Famille qui offre six semaines de menus programmés) permet de mieux planifier les courses, d’économiser et de réduire le gaspillage. 

3. Cuisiner ensemble

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Cuisiner avec les enfants est une activité ludique qui permet, en prime, d’inculquer un savoir culinaire qui sera gagnant à long terme. Cuisiner ses propres muffins, barres tendres et biscuits permet de manger moins d’aliments transformés. On a le temps, profitons-en !

4. S’attabler

Pas question de manger devant la télé ! On s’attable tous ensemble, on ferme la télé et la radio et on prend le temps de savourer les aliments tout en discutant. Un petit moment de répit sans parler de la COVID-19, question d’avoir une ambiance non anxiogène à table.

5. Manger varié

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La variété est gage de santé. Chaque semaine, tentez de varier vos sources de protéines (volaille, poisson, viande, œuf, légumineuses) et vos féculents (pomme de terre, riz, pâtes, quinoa, etc.). À chaque repas, offrez une large portion de légumes. Priorisez l’achat local et les fruits et légumes cultivés au Québec (légumes racines et de serre en ce moment), l’économie en a grandement besoin. 

6. Bien s’hydrater

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Tout comme les adultes, les enfants peuvent penser qu’ils ont faim alors qu’ils ont plutôt soif. On peut mettre un pichet d’eau alléchant (avec des fruits glacés par exemple ou des tranches d’orange) à disposition toute la journée pour les inciter à boire. 

7. Apprendre par le jeu

On peut profiter de cette période de confinement pour faire des jeux reliés à l’alimentation. Par exemple, Mélissa suggère de jouer au restaurant : les enfants font un menu, prennent les commandes et préparent les assiettes pour le service. Un pique-nique au salon peut aussi être amusant tout comme reproduire l’émission Un souper presque parfait en famille (avec des ados par exemple). Pourquoi pas un duo enfant/parent ! Les plus jeunes peuvent aussi s’amuser avec une chasse au trésor pour trouver des aliments spécifiques (graines de chia, noix de pin, levure alimentaire, etc.) au garde-manger. 


Ressources Détective Gargouillis : monequilibre.ca