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L’autre crise sanitaire

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Alors que le virus frappe le Québec avec une ampleur qu’on ne connaît pas encore, une autre crise sanitaire se prépare derrière les portes closes des résidences.

La solitude et l’anxiété posaient déjà des défis à la santé publique avant la COVID. Présentement, leurs conséquences potentielles empirent. 

Être seul entre quatre murs nourrit les idées noires et ce n’est pas tout le monde qui a des amis pour s’organiser des 5 à 7 en ligne.

Stress de performance 

Partout au Québec, il y avait des couples déjà en crise qui doivent maintenant s’endurer encore plus difficilement. Plus grave encore, des femmes et des enfants coupés du monde extérieur en compagnie d’un homme violent.

La charge familiale des parents s’est alourdie. Plusieurs continuent de travailler à distance, pendant qu’ils doivent désormais gérer leurs enfants 24 heures sur 24. Certains se mettent la barre très haute, voulant même leur faire l’école à la maison. 

Le stress de performance a des conséquences psychologiques aussi, quand ce n’est pas celui de trouver comment payer l’épicerie.

Les salles de sport sont fermées et les enfants ne peuvent plus jouer dehors. Pour se changer les idées, on écoute la télé, on mange et on boit du vin. Nous sommes collectivement plus gros et alcoolos, présentement. (Et l’auteur de ces lignes participe lui-même très résolument à la tendance.)

Vigilance 

L’éloignement social a des impacts sur la santé publique qui sont certainement moins graves que la COVID-19, mais dont il faudra s’occuper. 

Pas évident pour les décideurs de demander aux gens de se priver de leurs activités habituelles, en même temps que des petits plaisirs qui réconfortent et de ne pas oublier de faire du sport en passant.

N’empêche que nous aurons tous un effort à faire, en commençant par être plus vigilants pour nos voisins qui broient du noir et pour les familles qui peuvent en arracher.