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«Tout va changer...»

La chanson de Michel Fugain prend tout son sens... près de 50 ans plus tard

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Photo AFP Sur le plan financier, l’écurie Haas pourrait être très affectée par les effets de la COVID-19.

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« Tout va changer ce soir, on prend un nouveau départ. Les enfants sont pleins d’espoir. Les rues seront des théâtres, on jouera sur les trottoirs. Tout va changer demain, selon notre bon vouloir. »

Ces paroles, jamais démodées et qui prennent tout leur sens aujourd’hui avec la COVID-19, sont celles de Michel Fugain au début des années 1970.

Les lecteurs plus âgés du Journal se souviendront certes des tournées mémorables de ce chanteur français et de son fabuleux band « Le Big Bazar » qui faisaient la pluie et le beau temps à la Place des Arts à chaque escale à Montréal.

« Demain, c’est le grand spectacle, qu’on allume des millions de chandelles. Qu’on change de costume. Ce soir la vie est belle », enchaînait-on sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier. 

Message d’espoir

Pendant ce refrain, les quelque 3000 spectateurs étaient invités à allumer leurs briquets ou allumettes pour participer à ce message d’espoir.

Dès que la pandémie sera derrière nous, non sans efforts de tout un chacun, on aura tous le même réflexe. Celui de célébrer sur les trottoirs, comme le disait Fugain, de descendre de notre balcon et de reprendre une vie normale.

Pour embrasser nos proches, pour réconforter nos vieux parents de vive voix et pour faire l’accolade à nos enfants et petits-enfants.

Mais on a l’impression que cette crainte qui nous anime actuellement ne disparaîtra jamais. Même quand la santé publique se fera un jour rassurante. 

La planète sport vit les mêmes préoccupations. Les compétitions sont à l’arrêt, et pas les moindres. Les Jeux olympiques ont été reportés d’un an, de même que le prestigieux tournoi de tennis de Wimbledon. La liste s’allonge de semaine en semaine.

Dans le meilleur des scénarios, on souhaite une reprise des activités à la fin de l’été.

Mais qu’en sera-t-il des grands rassemblements sportifs ?

Cette peur de partager des tribunes bondées avec des gens inconnus au Grand Prix du Canada, à la Coupe Rogers de tennis, au Centre Bell ou peu importe sera toujours présente.

Quel avenir pour la F1 ?

Puisqu’il est question du Grand Prix du Canada, la fermeture du site de l’île Notre-Dame dimanche (en raison de l’achalandage trop élevé) est un autre indice clair que l’événement touristique le plus important au pays n’aura pas lieu à la date prévue, du 12 au 14 juin.

Les autorités de la F1 ont été critiquées pour avoir annulé, le mois dernier, la première course de la saison, à Melbourne, en Australie, à peine quelques heures avant le début des activités le vendredi alors que des spectateurs, par milliers, étaient déjà massés devant les guérites.

On semble vouloir jouer le même... jeu avec Montréal. Le Canada a fermé ses frontières jusqu’au 30 juin, faut-il le répéter. En aucun temps, le cirque de la F1 ne viendra s’installer au circuit Gilles-Villeneuve au début de l’été. 

Mais, ce n’est que partie remise. Du moins, on l’espère.

Cette pandémie pourrait avoir des répercussions importantes sur l’avenir même de la F1. Chaque course annulée signifie des pertes colossales pour la discipline-reine du sport automobile. De l’ordre d’environ 30 à 50 millions de dollars américains par Grand Prix, apprend-on.

Les reins solides

La saison 2020 devrait comporter un nombre record de 22 épreuves. Les huit premières n’ont pas eu lieu et la liste va indéniablement s’allonger. 

Qui plus est, certains observateurs avertis avancent que cette longue inactivité pourrait être fatale aux équipes les plus vulnérables du plateau dont Williams, Alfa Romeo et Haas. 

La bonne nouvelle, c’est que le propriétaire de la F1, l’entreprise américaine Liberty Media, a les reins suffisamment solides financièrement pour les sauver. Pour sauver le sport tout court.

« Tout change de costume, de conclure Fugain. Tout a changé déjà. Demain est venu en douce et la course ne s’arrêtera pas. Pas plus que la Grande Ourse, pas plus que toi et moi. »

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