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Canadien de 1993: la fierté de Ronald Corey

L'ancien président du Canadien de Montréal Ronald Corey
Photo d'archives, AGENCE QMI L'ancien président du Canadien de Montréal Ronald Corey

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La série de 1993 entre le Canadien de Montréal et les Nordiques de Québec est parmi les plus beaux souvenirs de la carrière de Ronald Corey. L’ancien président du Club de hockey Canadien parle d’un groupe tissé serré, une équipe unie et déterminée à gagner.

«C’était une série remarquable, a-t-il raconté à l’émission "Dave Morissette en direct", lundi soir, sur les ondes du réseau TVA Sports. On avait perdu les deux premiers matchs à Québec. On était tous déçus.

«Je suis allé dans la chambre après [la deuxième défaite]. Guy Carbonneau était dans une petite pièce du vieux Colisée où l’on plaçait les bâtons. Patrick Roy était en train de retirer son équipement pendant que je marchais.»

«Ils m’ont dit: "patron, ce n’est pas terminé cette affaire-là!". J’ai dit "je sais que ce n’est pas terminé".»

Après avoir vu le premier match lui échapper en prolongation, le CH a été dominé 4 à 1 au deuxième duel dans la Vieille Capitale. Une situation peu avantageuse qui n’a pas perturbé la troupe de l’entraîneur Jacques Demers pour autant.

«Lorsque tu perds deux matchs sur la route en partant, ça donne un coup. Mais on voyait qu’ils avaient de l’enthousiasme. Ils avaient du ressort», se remémore M. Corey.

«Quand je suis sorti du Colisée, mes amis de Québec sont venus me voir et ils m’ont dit que je pourrais jouer du meilleur golf à l’été, car je commencerais plus tôt. J’ai dit: "les gars, ce n’est pas fini encore. Faites attention!".»

«On est revenu à Montréal et on a gagné les quatre matchs suivants. C’est un souvenir remarquable.»

Tout le monde contribuait

Plusieurs joueurs ont mis l’épaule à la roue pour aider les «Glorieux» à venir à bout du Fleurdelysé en route vers sa 24e conquête de la coupe Stanley.

«Tout le monde avait offert une grande contribution. Patrick Roy avait été (extraordinaire). On a gagné 10 matchs en prolongation!

«Vincent Damphousse avait connu de grandes séries avec [onze] buts et Carbonneau jouait contre les meilleurs. Il a affronté Wayne Gretzky en finale et il n’avait pas fait grand-chose, si je me souviens bien.

Non seulement le CH n’a pas répété ce fait d’armes depuis, aucune équipe canadienne n’est parvenue à ramener le prestigieux trophée au pays.

M. Corey est donc le dernier président d’une concession canadienne à voir son nom gravé sur la coupe argentée. L’homme de 81 ans ne s’en vante pas pour autant.

«Tant que des équipes canadiennes ne gagnent pas, ça me fait de la peine. Mais c’est sûr que l’équipe de 1993, ça me fait un velours.

«On avait une bonne équipe.»

«Battre Québec était une surprise, mais les joueurs étaient convaincus qu’ils pouvaient y arriver.»