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Célébrations discrètes

Le 25e anniversaire de la MLS affecté par la pandémie

L' impact de Montréal et L' olympique Lyonnais
Photo d’archives, Ben Pelosse Alessandro Nesta fait partie de l’édition de l’Impact qui s’est jointe à la MLS, en 2012.

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Il y a 24 ans lundi, le D.C. United visitait le Clash de San Jose dans le cadre du tout premier match de l’histoire de la Major League Soccer, une victoire de 1 à 0 du Clash.

Ça devait être un moment de célébration pour lancer les célébrations entourant la 25e saison de la MLS. Au lieu de ça, on a été contraint de se contenter de quelques heures de programmation sur diverses plateformes sur le web qui ont notamment diffusé le match en entier.

Le 6 avril 1996, le monde du soccer nord-américain amorçait un nouveau virage avec cette première rencontre historique devant 31 000 spectateurs au Spartan Stadium de à San Jose.

Après une absence de 11 ans, à la suite de la fin des activités de la première incarnation de la North American Soccer League, le soccer professionnel revenait dans le portrait au sud de la frontière.

C’était d’ailleurs une condition imposée par la FIFA lors de l’attribution de la Coupe du monde de 1994 aux États-Unis. Mais l’accouchement n’a pas été simple ni rapide.

Long processus

De fait, la FIFA s’attendait à la naissance du circuit bien avant ce match du printemps 1996, surtout que la ligue a été officiellement fondée en 1993.

« Il y avait une pression incroyable. Tout le monde avait cette impression que nous n’avions qu’une seule chance de réussir », a déclaré au site MLSSoccer.com Beau Wright, premier directeur des communications du D.C. United.

Celui qui a été président du club de 1994 à 2012, Kevin Payne, va encore plus loin dans le même article.

« Aucun d’entre nous ne savait ce qu’il faisait. À tous les égards, nous étions en train de construire un avion en plein vol. » 

Structure différente

La MLS innovait avec une structure d’entité unique où les propriétaires achetaient des franchises sous contrôle de la ligue avec qui les joueurs signaient les contrats. Et c’est encore toujours le cas.

De plus, les budgets d’exploitation étaient très serrés et le plafond salarial très bas. D’ailleurs, à cette époque, les équipes ne disposaient que de 18 places au sein de leur formation.

Et si on parle encore aujourd’hui d’un problème de profondeur chez la majorité des formations du circuit Garber, imaginez comment ça pouvait être en 1996.

« Il y avait de bons joueurs, mais quand on se rendait vers la fin de l’alignement de chaque équipe, on espérait ne pas avoir besoin de certains joueurs », a confié à MLSSoccer.com Rick La Plante, qui était directeur des communications du Clash.

Progression

Certes, la pandémie de COVID-19 vient semer une certaine inquiétude sur la pérennité de certains clubs moins solides financièrement, mais il faut tout de même admirer la progression connue par la MLS.

La ligue a amorcé son histoire avec seulement une dizaine de formations.

Cette année, il y en a 26 et les cadres vont gonfler à 28, puis 30 en 2021 et 2022. Évidemment, c’est si tout se passe bien dans les prochains mois parce que l’avenir n’est pas complètement rose, vous vous en doutez bien. Pas mal pour une ligue qui a vécu une crise dès ses premières années.

Quand on se rappelle qu’il n’y avait que 18 joueurs dans l’alignement en 1996, on se dit que la progression a été fulgurante en voyant les nombreux contrats de plusieurs millions de dollars dans les dernières années.

L’avenir était prometteur, mais il est désormais incertain même si la ligue insiste encore pour dire qu’elle disputera une saison entière de 34 matchs en 2020. Mais le temps commence déjà à presser.