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Le Panier Bleu: objectif d'au moins 20 000 entreprises d’ici trois semaines

Le site sera mis à jour à chaque semaine et la géolocalisation sera une priorité

Alain Dumas
Photo courtoisie Le DG du Panier Bleu, Alain Dumas, soutient qu’il sera déçu si le cap des 20 000 inscriptions n’est pas franchi d’ici 2 ou 3 semaines.

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La direction du site Le Panier Bleu espère atteindre la marque des 20 000 entreprises québécoises inscrites d’ici «deux ou trois semaines». «Je serais même déçu si nous n’avions pas ce chiffre», répond le directeur général. 

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Dimanche, le gouvernement a dévoilé une nouvelle vitrine numérique pour mettre de l’avant auprès des consommateurs les entreprises du Québec. Victime de son succès, le lancement a toutefois été miné par une trop forte demande. En quelques heures, le site a reçu plus 2,7 millions de visiteurs. 

Lundi, le directeur général Alain Dumas, ancien président du conseil d’administration du Conseil canadien du commerce de détail, a mis la table pour les prochaines étapes du projet piloté par l’homme d’affaires Alexandre Taillefer. Et la géolocalisation sera notamment une priorité. 

Au cours des prochaines semaines, avec l’aide de la géolocalisation, la plateforme devrait permettre aux consommateurs de voir principalement les commerces québécois à proximité de leurs résidences. Les catégories de marchandises vont également être bonifiées au fil du temps. 

L’objectif, comme le confirme au bout du fil M. Dumas, est que si une personne recherche, par exemple, du chocolat, qu’elle puisse avoir accès à un inventaire des fabricants ou des distributeurs québécois à proximité. 

«Nous avons des ressources pour faire évoluer le site sur une période de 8 à 12 semaines», indique le DG. «À travers cette période, nous allons ajouter des fonctions pour aider les commerçants et les consommateurs. On veut que les gens puissent un jour chercher par produit», dit-il. 

Bien que la plateforme soit appelée à évoluer – une mise à jour sera effectuée chaque semaine -, sa vocation n’est pas de devenir un Amazon québécois. Il ne s’agira pas d’un site transactionnel. 

La direction n’écarte toutefois pas à plus long terme la possibilité d’offrir aux entreprises d’afficher leurs promotions. 

Pas de réserve 

M. Dumas précise que ce sont tous les commerçants, détaillants ou manufacturiers qui pourront s’inscrire sur la plateforme. 

«Nous n’avons aucune réserve au niveau des secteurs d’activités. Les manufacturiers qui font du commerce électronique vont pouvoir être présents. Ils peuvent s’enregistrer comme détaillant», affirme-t-il. 

Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, plusieurs entrepreneurs comme le propriétaire de Chocolats Favoris Dominique Brown se sont interrogés sur le fait que la gouvernance du Panier Bleu soit principalement composée de gens d’affaires de Montréal. 

Des MRC du Québec ont également communiqué avec les responsables pour leur faire part de cette préoccupation. 

«La gouvernance est plus pour s’assurer de l’alignement de l’organisation», répond M. Dumas. «On travaille avec les Sociétés de développement commercial du Québec et l’Union des producteurs agricoles. L’idée est de desservir le Québec en entier», poursuit-il. 

Comment obtenir le sceau «Québec» 

Les compagnies présentes sur la plateforme Le Panier Bleu, visant à mettre de l’avant les produits québécois, devront répondre à certains critères pour obtenir leur accès. 

Joint par Le Journal, le DG du site, Alain Dumas, explique que l’adresse du siège social et la quantité de produits du Québec disponibles sur les tablettes physiques ou numériques des organisations seront parmi les éléments considérés. Il y aura également plusieurs dossiers qui seront analysés au «cas par cas». 

«On va favoriser les sièges sociaux ou les sièges décisionnels au Québec, indique le responsable. Par la suite, même si le siège social n’est pas ici, si une entreprise vend une proportion importante de produits québécois, on va lui permettre également d’être sur le site.» 

À titre d’exemple, le géant de l’alimentation Sobeys pourrait figurer sur la plateforme, et ce, même si son siège social est situé en Nouvelle-Écosse. L’organisation compte des centaines de marchands indépendants et offre plusieurs produits d’ici. 

«Il va toujours avoir une zone grise. On va voir au cas par cas. On va se fier à notre jugeote», dit M. Dumas. «Nous ne sommes pas contre les grandes chaînes, mais on veut favoriser les petits commerçants en cette période de crise», ajoute-t-il. 

Des listes fournies 

Dimanche, lors de son lancement, 1170 entreprises étaient déjà inscrites sur la plateforme québécoise. Certains entrepreneurs avec qui Le Journal a discuté n’avaient toutefois pas souvenir d’avoir fait une demande d’adhésion. 

M. Dumas précise que des sociétés de développement commercial du Québec ont fourni des listes de compagnies. Les consommateurs pourront également soumettre le nom d’entreprises dans leur secteur. 

Pour la première phase du projet, la direction invite les entreprises encore ouvertes ou qui brassent des affaires en ligne à remplir une demande d’adhésion. Il peut également s’agir de restaurants ou de commerces qui offrent un service de livraison. 

Les commerçants n’ayant pas de site web transactionnel pourront aussi s’inscrire au Panier Bleu. La direction demande seulement aux entreprises d’avoir un moyen d’échanger par internet avec les consommateurs. 

«Il y a des commerçants qui n’ont pas de site web, mais la majorité possède une page Facebook. Ils peuvent s’inscrire avec cette page. C’est correct pour nous», conclut M. Dumas.