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Boisbriand: 200 personnes rassemblées... contre le confinement

La police pourrait sévir contre chacun de ces membres de la communauté juive

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La police entend sévir contre les quelque 200 juifs orthodoxes de la communauté Tosh de Boisbriand qui ont manifesté leur mécontentement face aux règles de confinement imposées pour limiter la propagation de la COVID-19.  

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«On veut s’assurer qu’un tel événement ne surviendra plus, c’est inacceptable», a expliqué le porte-parole de la Régie intermunicipale de police Thérèse-de-Blainville, Martin Charron.  

Mardi, la police a annoncé l’ouverture d’une enquête concernant l’événement ayant duré une bonne heure, lundi soir.   

Le but est d’identifier chaque membre qui y a pris part pour ensuite transmettre les informations à des procureurs qui détermineront s’il y a lieu d’imposer une amende de 1000$ à 6000$ à chacun des contrevenants.  

Depuis le 29 mars, cette communauté d’environ 4000 membres est enclavée en raison d’une éclosion de cas de la COVID-19, qui touche environ 60 personnes. Plusieurs revenaient de l’État de New York, où la pandémie frappe fort.   

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Des barrages avaient été érigés aux entrées du quartier, et chaque passage était contrôlé par des Shomrim, le corps de sécurité de la communauté, ainsi que par des policiers.   

Environ 50 personnes peuvent entrer et sortir, pour des besoins essentiels.  

Toutes les personnes qui souhaitent entrer et sortir de la communauté juive orthodoxe Tosh de Boisbriand doivent passer par un point de contrôle érigé par les Shomrims, le corps de sécurité de la communauté, afin d’éviter la propagation de la COVID-19.
Photo Agence QMI, Maxime Deland
Toutes les personnes qui souhaitent entrer et sortir de la communauté juive orthodoxe Tosh de Boisbriand doivent passer par un point de contrôle érigé par les Shomrims, le corps de sécurité de la communauté, afin d’éviter la propagation de la COVID-19.

Livreur refoulé  

Or, lundi soir, une personne disant transporter de la marchandise autre que de la nourriture souhaitait entrer dans le quartier. Comme il n’était pas sur la liste, il s’est fait demander de rebrousser chemin.   

Cela a toutefois mis le feu aux poudres, au point où 200 membres de la communauté sont sortis de chez eux pour se rassembler devant le blocage, faisant ainsi fi des règles imposées par la Direction de la santé publique des Laurentides.  

«Il y a eu de la tension, a expliqué Martin Charron, ajoutant que le tout s’était terminé dans le calme. C’est un dossier très préoccupant.»   

Les inquiétudes sont d’autant plus vives avec le début mercredi de la pâque juive.  

Non-respect des règles  

Selon nos informations, plusieurs membres ne respectaient déjà pas les règles en se réunissant hors du territoire de la communauté.   

D’autres pourraient être tentés de les imiter en cette période de fête très importante pour certains pratiquants de cette religion.  

Car, même si des groupes religieux font tout pour informer les communautés, il y a encore des poches de résistance, comme à Boisbriand.  

Des discussions ont lieu entre la communauté juive orthodoxe, la santé publique et la Ville de Boisbriand. Depuis le début de la crise, la Ville souligne l’importance de la collaboration pour freiner la propagation de la COVID-19 sur son territoire.  

– Avec l’Agence QMI