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Des résultats de dépistage disponibles en 30 minutes

Québec a commandé 200 000 trousses de tests portatifs à une entreprise d’Ottawa

Coronavirus - Covid-19
Photo Martin Chevalier Nick Noreau, chef des revenus de Spartan Bioscience, montre le petit appareil (cube) qui sert à analyser les tests de dépistage de la COVID-19.

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Le Québec recevra bientôt des milliers de tests rapides qui permettront au gouvernement d’accroître sa capacité de dépistage de la COVID-19, a appris Le Journal.  

« On s’attend à recevoir l’approbation de Santé Canada vendredi et aussitôt qu’on l’aura, on va commencer les livraisons », affirme Nick Noreau, chef des revenus de Spartan Bioscience, une entreprise d’Ottawa.  

  • ÉCOUTEZ Nicolas Noreau, chef des revenus de Spartan Bioscience, à QUB radio :

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a commandé à Spartan 200 000 trousses de test et 100 appareils pour les analyser. Deux autres entreprises lui fournissent déjà des tests semblables.  

Les échantillons prélevés sont insérés dans le cube, qui extrait et copie l’ADN, puis l’analyse et génère un résultat rapide.
Photo courtoisie
Les échantillons prélevés sont insérés dans le cube, qui extrait et copie l’ADN, puis l’analyse et génère un résultat rapide.

Québec n’a pas voulu dévoiler la valeur du contrat avec Spartan, mais on sait que l’Alberta versera 9,5 millions $ à l’entreprise pour 100 000 tests et 250 appareils. De son côté, l’Ontario a commandé 900 000 tests à Spartan. Les tests de l’entreprise donnent des résultats en 30 minutes ou moins.  

« Nos appareils mesurent dix centimètres et pèsent 1,6 kg, explique M. Noreau. Dans ce petit cube, il y a toute la technologie comprise dans un gros laboratoire. Ça permet d’avoir des résultats très précis en quelques minutes, n’importe où. Pas besoin d’envoyer les prélèvements dans un laboratoire dans une autre région et d’attendre plusieurs jours. »  

Les tests portatifs coûtent toutefois de quatre à cinq fois plus cher que les tests traditionnels analysés en laboratoire.  

« Quelle est la place d’un test de cette nature-là ? Je dirais à des endroits où il n’y a pas d’accès facile ou rapide aux laboratoires et où il y a des problèmes de gestion des cas », estime Gaston De Serres, médecin-chercheur à l’Institut national de santé publique et au Centre hospitalier universitaire de Québec.  

L’usine et le laboratoire de Spartan, à Ottawa, fonctionnent actuellement 24 heures par jour, sept jours par semaine.
Photo courtoisie
L’usine et le laboratoire de Spartan, à Ottawa, fonctionnent actuellement 24 heures par jour, sept jours par semaine.

74 millions $  

La pandémie a bouleversé les activités de Spartan Bioscience, qui développe des analyseurs d’ADN depuis 2005. À la mi-mars, l’entreprise s’est hâtée de mettre au point un test pour la COVID-19. Ottawa lui a versé 74 millions $ pour l’aider à financer cet effort hors du commun.  

« On a complètement changé notre business pour trouver rapidement une solution de dépistage pour la COVID, souligne Nick Noreau. Tous nos employés, toute notre R&D et toutes nos capacités de production sont maintenant tournés vers ça. »  

L’usine et le laboratoire de Spartan fonctionnent actuellement 24 heures par jour, sept jours par semaine, pour fabriquer le plus grand nombre de tests possible.   

Jusqu’à 100 000 par semaine  

Actuellement de 10 000 tests par semaine, la capacité de production de l’entreprise pourrait être multipliée par 10.  

De 75 salariés, l’effectif de Spartan passera bientôt à près de 200 personnes.  

Une fois que le pire de la pandémie sera passé, M. Noreau croit que les tests portatifs permettront d’accélérer le retour à la normale dans le monde du travail.  

« En attendant un vaccin ou un médicament, les employeurs pourront faire des tests tous les jours pour certifier qu’un groupe de travailleurs est exempt de COVID », indique-t-il.  

Spartan commencera ensuite à se préparer pour le prochain virus.  

« Je pense que les gouvernements réalisent le besoin d’avoir une technologie comme ça non seulement pour la COVID-19, mais aussi pour les prochaines épidémies », soutient Nick Noreau.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.