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Pandémie: l’UNESCO inquiète des «menaces potentielles» envers les plus vulnérables

Pandémie: l’UNESCO inquiète des «menaces potentielles» envers les plus vulnérables
AFP

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La directrice générale de l’UNESCO s’est dite mardi « préoccupée par les menaces potentielles pour les droits de l’Homme, la vie privée et les normes éthiques » en cette période de pandémie, et a exhorté à la « responsabilité collective » pour protéger les plus vulnérables. 

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« En cette période d’incertitude, où les sociétés du monde entier prennent des mesures rapides et radicales contre la pandémie, je suis préoccupée par les menaces potentielles pour les droits de l’Homme, la vie privée et les normes éthiques, en particulier à l’égard des plus vulnérables », a déclaré dans un communiqué Audrey Azoulay. 

« Cette crise exige ce qu’il y a de mieux dans l’humanité, avec des principes éthiques comme boussole », a-t-elle affirmé. 

Le Comité international de bioéthique de l’UNESCO et la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies ont publié une déclaration commune « pour guider les décideurs politiques et informer le public sur les considérations éthiques essentielles qui doivent être prises en compte dans la lutte mondiale » contre cette pandémie. 

« La pandémie peut générer un stress psychologique aggravé chez les personnes et les groupes vulnérables et marginalisés dans toutes les régions du monde et plus encore dans les pays en développement », indique la déclaration commune. 

Ces experts soulignent « la vulnérabilité liée à la pauvreté, à la discrimination, au genre, à la maladie, à la perte d’autonomie ou de fonction, à l’âge avancé, aux situations de handicap, à l’origine ethnique, à l’incarcération, à la migration sans papiers et au statut de réfugié et d’apatride ».  

Ils pointent également « le sort particulier des personnes privées de ressources de base telles que l’eau et le savon pour maintenir une hygiène élémentaire », les difficultés « de la distanciation sociale dans les conditions de surpopulation qui prévalent dans les bidonvilles et les camps de réfugiés » et « le risque accru de violence domestique dans les conditions d’enfermement et d’isolement ». 

Selon l’UNESCO, la lutte contre le Covid-19 « exige une reconnaissance collective de ces vulnérabilités émergentes et croissantes pour garantir que les réponses des politiques sanitaires et sociales partout dans le monde ne laissent personne sur le bord du chemin ». 

Les experts appellent « à prendre des mesures urgentes par le biais de la coopération internationale dans un esprit de solidarité, en soulignant la responsabilité des États riches d’aider les pays pauvres ». 

« La stigmatisation et la discrimination doivent être évitées pour garantir l’efficacité des mesures de santé publique, tandis que la recherche scientifique et les mesures sanitaires doivent surmonter les clivages politiques, géographiques et culturels », jugent ces experts.

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