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Grand Prix du Canada: reporté mais pas annulé

Le GP du Canada aura lieu cet automne s’il y a une saison de F1

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Photo d’archives

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 Le Grand Prix du Canada, qui devait constituer la première étape d’un calendrier remanié en Formule 1, n’aura pas lieu du 12 au 14 juin comme prévu au circuit Gilles-Villeneuve, en raison de la COVID-19.  

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Cette nouvelle, tout à fait prévisible, est tombée sur le coup de 14 h, mardi après-midi. Il convient toutefois de mentionner que, contrairement à certaines autres escales du Championnat du monde, la course a été pour l’instant reportée, et non annulée.   

Si la saison 2020 est sauvée, ce qui n’est pas encore une certitude, le grand cirque de la F1 débarquera à Montréal cet automne. Qu’il y ait 15 épreuves ou moins à l’horaire, Montréal est une destination incontournable. Le patron de la F1, Chase Carey, l’a de nouveau répété.   

« Cette décision n’a pas été prise à la légère, a dit François Dumontier en entrevue au Journal de Montréal. Au cours des dernières semaines, nous avons été en communication constante avec les autorités concernées, la F1, la Ville de Montréal et tous les paliers de gouvernements. »   

Infrastructures  

Le promoteur du Grand Prix du Canada a reconnu que les récentes mesures pour contrer la pandémie ont motivé sa décision de reporter plus tôt que prévu la tenue de l’événement touristique le plus important au pays.   

« La fermeture des frontières canadiennes [jusqu’au 30 juin] est une chose, a indiqué Dumontier, mais on se disait que le dossier pouvait évoluer dans la bonne direction. Ça n’a pas été le cas.   

« On se donnait après Pâques, a-t-il renchéri, pour prendre une décision. Par contre, dès que le premier ministre François Legault a annoncé que le Québec était en pause jusqu’au 4 mai, il était clair que ça mettait en péril l’organisation de notre course. Le montage des infrastructures temporaires devait commencer bien avant cette date butoir. »   

Pas avant septembre ?  

« Vu l’état actuel des choses, on n’a pas eu d’autre choix que de reporter l’épreuve, a enchaîné Dumontier. Mais je suis serein. Je passe maintenant le témoin aux responsables du Grand Prix de France. »   

Parlons-en justement des prochaines courses de F1. Elles n’auront pas lieu en France (28 juin), en Autriche (5 juillet) et en Grande-Bretagne (19 juillet), même si la F1 n’a pas fait connaître ses intentions à cet égard.   

On ne peut en effet imaginer que le Grand Prix de Grande-Bretagne, pour un, soit disputé à la date prévue. Deux autres compétitions d’importance en Angleterre, le tournoi de tennis de Wimbledon et l’Omnium britannique de golf, qui devaient être présentées en juillet, ont été récemment annulées.   

Tout porte à croire que le coup d’envoi de la saison de F1 ne sera donné qu’en septembre. Dans le meilleur des scénarios.   

Trois continents  

« Le calendrier, comme on le connaît actuellement, après tous ces reports, il faut l’oublier, a souligné Dumontier. Je pense même qu’entre 15 et 18 étapes, comme le souhaite la F1 présentement, est une prévision optimiste. »   

Tout ça pour dire qu’une dizaine de courses pourraient constituer la saison, et probablement pas plus. Pour être validé, le Championnat du monde de F1 doit comporter au moins huit épreuves disputées sur trois continents.   

Qui sait, Montréal pourrait présenter la manche d’ouverture de la saison ?   

« En raison de notre climat, il faudra que le Grand Prix du Canada ait lieu avant la mi-octobre, de conclure son promoteur. Mais oui, tout est possible. »      

  • Petit rappel : pour la première fois de l’histoire, deux pilotes canadiens, Lance Stroll et Nicholas Latifi, seule recrue du plateau en 2020, sont engagés en temps plein en Formule 1.