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Ces petites entreprises continuent d’avoir du succès malgré tout

Les entrepreneures Sarah Simard (droite) et Marie-Claude Raynault (gauche) font face à d’importants challenges, mais témoignent d’opportunités dans le contexte.
Courtoisie Les entrepreneures Sarah Simard (droite) et Marie-Claude Raynault (gauche) font face à d’importants challenges, mais témoignent d’opportunités dans le contexte.

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Avec le flot constant de mauvaises nouvelles, on se doit plus que jamais de souligner les petites victoires et les bons coups. Parce que si les temps sont difficiles pour bien des PME, certaines réussissent tout de même à tirer leur épingle du jeu, notamment grâce au soutien des consommateurs qui se tournent vers le local et l’achat en ligne.   

Les entrepreneures Sarah Simard de S A R A H B I I I J O U X et Marie-Claude Raynault de MÜ Skincare font face à d’importants challenges, mais témoignent d’opportunités dans le contexte.        

Les produits MÜ skincare  

Au début de la crise, Marie-Claude Raynault envisageait le pire pour sa marque de produits de soins personnels fabriqués à la main.   

«La première semaine, je vivais beaucoup d’anxiété. Je croyais devoir arrêter ma production.»       

Après le stress initial, l’entrepreneure qui enseigne également au DEP en esthétique a décidé de mettre à profit son horaire moins chargé.       

«Avec les cours que je donne la semaine, je remettais beaucoup de projets à plus tard. En ce moment, j’ai le temps de clancher ma To-do list. Je peux écrire des blogues, produire des vidéos et offrir des consultations gratuites en ligne. J’ai le temps de parler directement aux clientes. Je focus toute mon énergie là-dessus et je vois déjà les résultats. Je n’ai jamais autant vendu à partir de mon site web.»       

Marie-Claude demeure réaliste et concède que des éléments propres au contexte ont pu contribuer à l’enthousiasme de sa clientèle pour ses produits.       

«Je ne prends rien pour acquis. L’engouement pour l’achat local aide énormément. Une bonne partie de ma clientèle travaille de la maison. Alors les soins personnels prennent peut-être une place plus importante pour beaucoup de monde. Et puisque les boutiques sont fermées, des gens qui n’achetaient pas en ligne auparavant se tournent vers ça pour la première fois.»        

Selon elle, le plus grand défi pour les prochaines semaines se trouve du côté des fournisseurs.         

«C’est l’approvisionnement mon plus gros enjeu. J’ai passé des commandes et je ne sais pas quand je les recevrai. Je vais devoir m’ajuster.»       

MÜ skincare : Instagram et site web  

  

S A R A H B I I I J O U X  

Les entrepreneures Sarah Simard (droite) et Marie-Claude Raynault (gauche) font face à d’importants challenges, mais témoignent d’opportunités dans le contexte.
Courtoisie

En 2018, Sarah Simard, étudiante en communication, se lançait dans la confection de bijoux pour le plaisir.   

«Au début, je vendais à mes amies et ensuite, j’ai tranquillement construit mon entreprise avec le bouche-à-oreille. Je n’avais pas un modèle d’affaires précis, tout est arrivé organiquement.»       

Avec de bonnes ventes l’année dernière, ce qui n’était qu’un passe-temps est devenu un projet d’affaires sérieux. Malgré les contraintes actuelles, elle espère encore pouvoir atteindre une hausse de 50% en 2020.        

«La majorité de mes revenus se faisaient dans les marchés comme les Puces POP, mais tous les prochains événements sont annulés. C’est un gros coup. Par contre, le temps libre à la maison me permet d’améliorer mon site web et de me concentrer sur la vente en ligne. Je développe aussi une collection exclusive au site qui sera plus abordable pour ma clientèle. Et j'ai le temps de contacter des gens pour des collaborations.»       

Pour Sarah, les circonstances l’amènent à entreprendre un virage qui serait devenu nécessaire éventuellement.        

«J’adore faire les marchés. J’aime être en contact avec ma clientèle et j’ai la vente dans le sang. Mais je sais que je ne ferai pas ça toute ma vie, parce que c’est exigeant et épuisant. Et il n’y a pas de contrat qui garantit ta place chaque fois. C’est donc une opportunité pour moi de m’orienter vers le commerce en ligne.»       

Jusqu’à présent, son entreprise continue sa croissance.        

«En mars, j’ai dépassé mes ventes de décembre 2019, qui avaient été mes plus fortes à date. Je reçois beaucoup de commandes de plusieurs articles à la fois. C’est du jamais vu.»        

S A R A H B I I I J O U X : Instagram et site web  

  

Chocolaterie et pâtisserie Lecavalier Petrone  

Le 12 mars dernier, Chloé Lecavalier, copropriétaire de la chocolaterie artisanale, nous faisait part de ses inquiétudes.        

«Pâques, c’est 15 à 20% de notre chiffre d’affaires annuel. C’est une production qui doit se préparer longtemps en avance. On continue de produire, mais va-t-on devoir le jeter?»         

Il semble que leurs efforts de communication sur les réseaux sociaux aient porté fruit. Trois semaines après un déluge d’annulations de commandes et d’événements, la petite entreprise a pu reprendre un peu de son souffle.       

«On ne s’attendait pas à recevoir autant d’amour pendant cette période. Nous avons reçu plus de 480 commandes. Nos stocks sont maintenant épuisés.»        

Ce n’est évidemment pas une situation idéale et les deux propriétaires de la chocolaterie doivent faire face à de nouveaux défis.        

«Malheureusement, ayant une équipe réduite à deux personnes, nous ne serons pas en mesure de produire davantage pour Pâques.»       

Lecavalier Petrone : Instagram et site web

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