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COVID-19 : la consommation de cannabis aurait augmenté

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Les Québécois auraient davantage tendance à se rouler un joint en ces temps de confinement dû à la COVID-19, selon un sondage Léger mené pour l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), mercredi. 

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Environ 29 % des répondants disent consommer plus de cannabis depuis le début de la crise. Parmi eux, 13 % disent en prendre beaucoup plus et 16 % un peu plus. 

Toutefois, 16 % des gens sondés en prenaient moins qu’avant la mi-mars. 

De son côté, la consommation d’alcool est restée relativement stable, puisque six Québécois sur dix n’ont pas changé leurs habitudes. Un sur cinq boit davantage, mais un sur six prend moins d’alcool. 

Ces données sur l’alcool s’apparentent à celles révélées par Educalcool mardi. 

Moins d’exercice

Coincés chez eux, les Québécois semblent faire beaucoup moins d’exercice, car 44 % des gens questionnés ont dit avoir réduit la pratique d’activité physique. 

«Avec les mesures de confinement, il semble plus difficile pour la population de maintenir un bon niveau d’activité physique», a précisé Corinne Voyer, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids, par communiqué. 

«Sans accès aux modules de jeux, installations sportives et activités de loisirs, les options pour bouger sont évidemment plus restreintes, de même que les déplacements actifs normalement faits entre le travail, l’école et la maison», a-t-elle ajouté. 

Et les citoyens ont l’air aussi de moins bien se nourrir. Le quart des répondants ont mentionné avoir une alimentation de moins bonne qualité qu’avant et le tiers (31 %) disent manger davantage de malbouffe qu’avant la crise. Néanmoins, 17 % des personnes sondées auraient diminué leur consommation de boissons sucrées, bonbons, croustilles et fritures. 

Sommeil

Le sommeil n’est pas en reste durant cette pandémie. 

La crise de la COVID-19 nuirait au sommeil de quatre Québécois sur dix. Parmi eux, 26% affirment dormir un peu moins bien et 14% soutiennent dormir beaucoup moins bien. 

«Sachant l’importance du sommeil sur la qualité de vie et sur plusieurs aspects de la santé comme le maintien d’un bon moral, la pratique d’activité physique et l’alimentation, cette donnée est préoccupante. Il est possible que le sommeil perturbé soit un indicateur du niveau de stress de certains Québécois», a déclaré Marianne Dessureault, porte-parole de l’ASPQ. 

Ce sondage a été effectué sur internet auprès de 1001 adultes au Québec du 27 au 29 mars dernier.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.