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Mode de vie des survivalistes: «c’est une assurance confort»

Survivaliste
Photo courtoisie, Mathieu Montaroux Mathieu Montaroux, son fils Logan, 3 ans, et son beau-fils Raphaël, ont tous les trois des sacs à dos remplis d’objets pour survivre en cas de crise.

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Alors que le nombre de personnes atteintes du coronavirus ne cesse d’augmenter et que certains redoutent que des denrées se fassent rares dans les supermarchés, des milliers d’internautes semblent s’intéresser au mode de vie survivaliste.  

L’ancien militaire Mathieu Montaroux, qui a fondé la page Facebook Québec Preppers, a vu son nombre d’abonnés doubler au cours des dernières semaines. Il a même dû créer un sous-groupe pour accueillir les questions liées à la COVID-19, tellement elles étaient devenues nombreuses. Le père de famille accueille avec plaisir les nouveaux membres qui sont curieux de comprendre ce qu’est le survivalisme.    

« Nous sommes des citoyens prévoyants, nous n’avons pas eu à nous ruer dans les épiceries pour aller chercher du papier de toilette, parce qu’on en a déjà », dit-il avec une touche d’humour.   

La page Facebook Survivaliste Canada a aussi connu une explosion des membres dans le dernier mois, vraisemblablement en raison du coronavirus.   

Des graines pour un potager, des lampes de poche et des mets déshydratés sont parmi les objets à conserver selon les survivalistes.
Photos courtoisie, Benoit et Mathieu Montaroux
Des graines pour un potager, des lampes de poche et des mets déshydratés sont parmi les objets à conserver selon les survivalistes.

  

Quoi prioriser  

« Les gens demandent ce qu’ils devraient prioriser au niveau des réserves, demandent conseil pour savoir où aller pour s’approvisionner », explique Dave, l’administrateur de la page, qui préfère taire son nom de famille comme la majorité des survivalistes interrogés. « Étonnamment, on a aussi beaucoup de demandes pour ce qui est d’une défense personnelle. On sent une certaine peur. »  

30 jours d’autonomie  

Le survivalisme, c’est l’idée de se préparer à un bris de normalité, comme la pandémie actuelle, mais aussi une panne d’électricité majeure, des feux de forêt, des secousses ou encore des inondations. Il y a ceux qui accumulent certains biens, comme des boîtes de conserve, des lampes de poche, des batteries, des génératrices et de l’eau.   

Benoit, qui a préféré taire son nom de famille, a plusieurs animaux à son domicile, dont des poules et un coq.
Photo courtoisie, Benoit
Benoit, qui a préféré taire son nom de famille, a plusieurs animaux à son domicile, dont des poules et un coq.

Mais certains sont plus dévoués. C’est le cas de Benoit, qui préfère taire son nom de famille, estimant que dans un cas de crise, sa terre et ses biens pourraient devenir très convoités.   

« Moi je suis autonome pour longtemps, dit-il. J’ai un verger, un potager, des lapins, des poules, je trappe, je pêche et je chasse. »  

Benoit a des centaines de boîtes de conserve et autres denrées non périssables dans sa résidence pour subvenir à ses besoins en cas d’urgence.
Photo courtoisie, Benoit
Benoit a des centaines de boîtes de conserve et autres denrées non périssables dans sa résidence pour subvenir à ses besoins en cas d’urgence.

Benoit suggère depuis des années à tous ses proches de s’équiper pour être en mesure de survivre au moins 30 jours sans dépendre de personne. Considérant les réponses qu’il obtient dans la majorité des cas, il n’était pas surpris du tout de voir les Québécois vider les tablettes des supermarchés récemment.  

« Les gens ont des assurances habitation, automobile et vie, dit-il. Être survivaliste un peu, c’est une assurance confort, à mon avis. »  


♦ À noter que depuis le début de la crise, le premier ministre du Québec François Legault assure qu’aucune pénurie alimentaire n’est à craindre.   

  

  

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.