/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

COVID-19 : Une entreprise lavalloise se lance dans la production de masques

COVID-19 : Une entreprise lavalloise se lance dans la production de masques
PHOTO COURTOISIE/EC3D

Coup d'oeil sur cet article

Bien au fait des inquiétudes concernant la disponibilité des équipements médicaux au Québec, la compagnie québécoise EC3D a décidé de se lancer dans la production de masques de protection.  

Spécialisée dans la fabrication de bas et vêtements compressifs médicaux et sportifs, cette entreprise basée à Laval a dû abandonner rapidement une partie de sa production lorsque la pandémie de COVID-19 a mobilisé les ressources médicales. Le report de nombreuses opérations dans les hôpitaux a fait diminuer la demande de vêtements postopératoires qu’elle produit normalement.  

Elle a donc décidé de faire sa part dans la guerre contre la COVID-19 en cherchant une façon d’utiliser son expertise au profit de la communauté.  

«Au tout début de la crise, notre designer a eu l’idée de faire des masques de protection, a expliqué la vice-présidente et cofondatrice d’EC3D Carine Villeneuve. On fait des vêtements de tricot sans couture, donc on est capable de tisser avec notre machinerie des zones plus denses. On a décidé d’utiliser un tricot très dense pour avoir une sorte de barrière dans nos masques.»  

 

COVID-19 : Une entreprise lavalloise se lance dans la production de masques
PHOTO COURTOISIE/EC3D

 

Le cuivre comme solution  

C’est bien connu dans la communauté médicale: le cuivre est un métal qui possède de fortes propriétés antibactériennes et certaines études récentes tendent à démontrer qu’il agît efficacement contre les virus également.  

Pas étonnant, donc, qu’EC3D ait décidé d’utiliser une fibre de cuivre pour tisser ses masques.  

«Le bénéfice du cuivre est que, si jamais quelque chose entre en contact avec le masque, alors on peut avoir une petite protection supplémentaire. Par exemple, si jamais le masque reste sur le comptoir plusieurs heures, on sait que la bactérie va être détruite plus vite [avec le cuivre].»  

Mme Villeneuve tient toutefois à répéter les consignes d’hygiène recommandées pour l’usage de ce masque : ne pas dépasser trois heures d’utilisation continue et le laver après chaque utilisation. Elle recommande également de ne pas le laisser traîner.  

Un deuxième masque à venir  

Au départ, la volonté de la compagnie était de produire des masques médicaux pour aider à répondre à la demande dans les hôpitaux. Les analyses de filtration effectuées en laboratoire n’ont toutefois pas été assez concluantes pour obtenir la classe 1 nécessaire pour l’utilisation dans les centres hospitaliers.  

EC3D ne baisse pas les bras et souhaite maintenant créer un deuxième masque qui pourra remplir cette mission.  

«On ne pourra jamais avoir la norme N95, puisque c’est un masque étanche qui filtre pratiquement 100 % des particules, mais c’est certain qu’on voudrait atteindre le niveau 1.»  

En attendant, la première version du masque est en vente pour le public sur le site de l’entreprise. S’il est utilisé tout en respectant les consignes de confinement et de distanciation sociale ainsi que les instructions d’entretien, il pourra contribuer à diminuer la propagation du virus.  

«Nous ce qu’on veut, c’est que les gens considèrent notre masque comme une barrière physique qui protège surtout les autres de nous-mêmes», a indiqué Mme Villeneuve.  

«Nous avons entendu l’appel de la Dre Teressa Tam qui a été fait [lundi] pour le port du masque en public. Au bout de la ligne, on va tout de même aider le système de santé, puisque le port du masque non médical va permettre de conserver les masques médicaux pour les médecins.»  

«J’ai quand même espoir que cette solution va pouvoir aider les Canadiens à se protéger.»  

 

COVID-19 : Une entreprise lavalloise se lance dans la production de masques
PHOTO COURTOISIE/EC3D

Se battre sur tous les fronts  

On le sait, la lutte contre la pandémie se joue sur bien des fronts. Plusieurs citoyens ont perdu leurs emplois et certaines compagnies craignent de devoir déclarer faillite si la crise devait se prolonger. Pour EC3D, cette décision de produire des masques a permis de faire d’une pierre deux coups.  

«Au tout début, on a dû mettre à pied quelques employés. On ne voyait pas comment on pouvait garder tout notre monde. Une fois que le masque a été lancé, ça nous a pris une semaine et on les a tous rappelés et là, on commence à embaucher.»  

Actuellement, la compagnie emploie 11 personnes et croit pouvoir se rendre à 20 prochainement. Peut-être plus si sa production de 80 000 masques par semaine ne suffit plus.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.