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Damas fustige le rapport «trompeur» de l’OIAC sur l’usage d’armes chimiques en 2017

Bashar al-Assad
AFP Bashar al-Assad

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DAMAS | Damas a condamné jeudi le rapport publié la veille par l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l’usage par l’armée syrienne d’armes chimiques sur une localité du nord du pays en 2017, a rapporté l’agence officielle Sana. 

« Le rapport de l’OIAC sur l’utilisation de substances toxiques dans la ville de Latamné en 2017 est trompeur et contient des conclusions infondées et fabriquées visant à falsifier les faits et à accuser le gouvernement syrien », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères cité par l’agence Sana. 

« La Syrie rejette ce rapport dans le fond et la forme et nie catégoriquement avoir utilisé du gaz toxique dans la ville de Latamné ou dans toute autre ville ou localité syrienne », ajoute le communiqué.  

L’OIAC a accusé mercredi l’armée de Bachar al-Assad d’avoir lâché en 2017 des bombes contenant du sarin et du chlore sur la localité de Latamné, dans le nord de la Syrie, « affectant » une centaine de personnes. 

C’est la première fois que l’OIAC, basée à La Haye, désigne nommément l’armée syrienne comme responsable d’attaques chimiques sur son propre sol.  

Les trois attaques avaient été menées par deux avions et un hélicoptère, selon l’OIAC, contre cette localité alors aux mains des rebelles.  

Le régime de Damas a toujours nié avoir eu recours aux armes chimiques dans le conflit qui déchire le pays depuis 2011, rejetant notamment des accusations de Washington, ainsi que d’experts de l’ONU et de l’OIAC. 

En juin 2018, une majorité des 193 États membres de l’OIAC avaient voté en faveur du renforcement de ses pouvoirs, en l’autorisant à désigner l’auteur d’une attaque chimique et non plus seulement à documenter l’utilisation d’une telle arme. 

Soutenu par Moscou et Téhéran, le régime syrien a enchaîné les conquêtes ces dernières années et contrôle désormais plus de 70 % du territoire, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDHG).  

Le conflit a fait plus de 380 000 morts et déplacé des millions de personnes.