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Nostradamus et le coronavirus

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Bizarre comme on ne voit guère nos grands prophètes du mois de janvier, les Mme Minou et Jojo Savard de ce monde, nos Nostradamus du Québec moderne, depuis l’éclosion de l’épidémie de COVID-19 qui a bien sûr échappé au radar des boules de cristal ! 

En 44 avant Jésus Christ, à la mi-mars, un certain dictateur romain du nom de Jules César se fit assassiner après avoir ignoré les prédictions d’un augure, Titus Vestricius Spurina, qui l’avait mis en garde contre un danger mortel pour lui pendant les ides de mars. 

Encore à la mi-mars, 2064 ans plus tard, quel devin pour se vanter d’avoir prévu la crise de coronavirus au Québec ? Personne.  

Que ce soit la grande peste du Moyen Âge ou la grippe espagnole du siècle dernier, nos devins ne devinent rien. 

Increvable 

L’Église a longtemps combattu l’astrologie, en assimilant sa pratique à de la sorcellerie, mais certains papes, comme Alexandre Borgia, cependant, ne se gênaient pas pour la consulter. Non seulement le christianisme n’a pas gagné la bataille contre l’astrologie... mais on peut dire qu’il l’a perdue ! Les églises sont vides, mais en janvier, les librairies débordent de livres de prédiction qui se vendent comme des petits pains chauds. 

Et les lumières de la science ne réussiront pas davantage à faire disparaître nos increvables superstitions plus fortes que la raison.  

Embarquez dans une machine à voyager dans le temps et transportez-vous dans cinq mille ans : il se trouvera encore des gens pour se passionner pour le zodiaque. 

Prédiction facile 

Je suis sûr que l’angoisse de l’épidémie va porter nombre de gens à essayer de percer les messages des constellations et des cartes de tarot. 

La seule chose que les astrologues peuvent prévoir avec certitude, c’est qu’ils feront toujours de bonnes affaires, quoi qu’il arrive.