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COVID-19 : les asymptomatiques plus nombreux qu’on le pense

COVID-19 : les asymptomatiques plus nombreux qu’on le pense
Joël Lemay / Agence QMI

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Avant de penser rouvrir les écoles du Québec d’ici le 4 mai, il faut faire preuve de prudence, croit un expert, car on ne connaît pas la proportion de personnes infectées à la COVID-19 qui ne montrent pas de symptômes. 

• À lire aussi - COVID-19: miser sur l’immunité de la population? 

Sans cette donnée, le Dr Michel de Marchie, médecin aux soins intensifs à l’Hôpital général juif de Montréal, croit qu’on ne peut pas vraiment se prononcer sur une date pour la réouverture des établissements scolaires québécois. 

Tout en appelant à la prudence, le premier ministre François Legault n’a pas exclu vendredi le retour en classe des enfants d’ici le 4 mai. De son côté, le premier ministre canadien Justin Trudeau a prévenu qu’un retour à la vie normale sera difficile avant la découverte d’un vaccin, soit d’ici un an et demi. 

«Je crois que le pourcentage de la population asymptomatique positive à la COVID-19 est plus important qu’on le pense», a dit Dr de Marchie 

«Actuellement, on ne connait pas le pourcentage parce qu’on s’est occupé des patients malades qui sont revenus de voyage, qui ont des symptômes. Ouvrir les vannes et dire qu’il n’y a plus de problème... Il faut faire attention à ça. Je serais peut-être plus prudent que téméraire à l’heure actuelle.» 

Le premier ministre Legault a précisé qu’il ne s’agit qu’un des scénarios possibles et qu’il doit obtenir l’accord de la santé publique avant de rouvrir les établissements scolaires, fermés pour freiner la propagation du nouveau coronavirus. 

Des soins intensifs efficaces 

Concernant la courbe de propagation, le Québec faisait assez bonne figure au moment d’écrire ces lignes. La province est généralement parvenue à maintenir l’efficacité de ses unités de soins intensifs. 

«C’est occupé, mais tout est sous contrôle» à l’Hôpital général juif, a indiqué Dr de Marchie, bien que les soins intensifs soient occupés à pleine capacité. 

«On a ouvert l’unité de soins cardiologiques pour admettre les patients COVID-19 et ceux non infectés, parce qu’on a débordé les cadres des soins intensifs réguliers», a-t-il noté. Mais le centre désigné répond à tous les besoins. 

L’efficacité hypothétique de l’hydroxychloroquine 

Dr de Marchie et ses collègues administrent à leurs patients atteints de la COVID-19 des antibiotiques, d’autres médicaments et de l’hydroxychloroquine, cet antiviral vanté par le président américain par Donald Trump, mais qui n’avait encore jamais démontré son efficacité. 

«Je ne voudrais pas contredire la personne du Sud, mais c’est encore trop tôt, dit le médecin. Ça fait partie de l’anecdote pour le moment. On l’administre à l’heure actuelle, mais je ne pourrais pas vous dire qu’on a noté une amélioration.» 

«Pour les cas de COVID-19 très inflammatoires, on leur donne des corticostéroïdes et ça, ça semble être efficace», se réjouit-il.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.