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COVID-19: un propriétaire sur deux fait état de loyers impayés en avril

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MONTRÉAL | Environ 46 % des propriétaires de logements soutiennent qu’en date du 6 avril, ils n’avaient pas tous leurs loyers, indique un sondage publié vendredi. 

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Mené par la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), ce coup de sonde note que trois propriétaires sur quatre (72 %) ont pris une entente avec au moins un des locataires dont le loyer d'avril était impayé après une semaine, afin de les aider à traverser cette période difficile liée à la COVID-19. 

L’organisme indique toutefois que 47 % des propriétaires impayés n'avaient pas d'entente avec au moins un locataire dont le loyer est en retard. 

En outre, 14 % des locataires étaient en retard pour le loyer en date du 6 avril, soit plus de 185 000 ménages. 

La CORPIQ note que le loyer moyen au Québec est de 800 $ et on compte 1,3 million de ménages locataires dans les logements privés. 

«Les chiffres démontrent que les propriétaires québécois font preuve de flexibilité et de compréhension afin que les locataires aient le temps de recevoir l'aide gouvernementale. Une fois celle-ci reçue, il va de soi que les locataires devront payer leur loyer», a indiqué Hans Brouillette, directeur des affaires de la CORPIQ, par communiqué. 

Ce dernier estime que «l'aide gouvernementale fédérale devra être utilisée pour les besoins essentiels urgents tels que l'alimentation, le loyer et les médicaments». 

Le sondage indique que 4 % des propriétaires comptent se tourner dès maintenant vers la Régie du logement pour réclamer leur dû. De plus, 25 % ont l’intention de le faire dès que le retard de loyer dépassera les trois semaines. Un 10 % additionnel de propriétaires judiciariseront le dossier si le loyer de mai n'est pas non plus payé. 

La CORPIQ demande également aux gouvernements d'aider les propriétaires qui ont aussi perdu leur revenu puisque la très grande majorité d’entre eux sont des salariés ou des entrepreneurs. 

De leur côté, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) demande au gouvernement Legault de prendre des mesures pour rassurer les locataires. 

«Il est impératif que le gouvernement du Québec se dote d'un plan d'action d'urgence en logement pour les semaines et mois à venir», a expliqué Maxime Roy-Allard, porte-parole du RCLALQ. 

Le Regroupement ainsi que le FRAPRU réclament même le report des déménagements du 1er juillet 2020 et, par le fait même, le prolongement des baux existants.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.