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Hausse de la popularité des paniers de légumes de fermiers locaux

Hausse de la popularité des paniers de légumes de fermiers locaux
Crédit photo: Courtoisie Myriam Baril-Tessier

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Devant la crainte d'une pénurie alimentaire, les citoyens se tournent vers leurs fermiers locaux pour s'abonner à des paniers de légumes hebdomadaires. D'autres s'offrent pour donner un coup de main au champ, espérant recevoir en échange des denrées.  

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«En deux jours, j'ai reçu 107 demandes pour des paniers. On est rendu à 50% plus d'inscriptions qu'à la même date l'an passé», dit Marie-Josée Daguerre, des Jardins de la Pinède, une ferme biologique située à Oka.   

Marie-Hélène Pâquet est coordonnatrice du Réseau des fermiers de famille, qui regroupe 131 fermiers livrant des paniers hebdomadaires de légumes biologiques à 20 000 familles. «En date d'aujourd'hui, on a 40% plus d'abonnements que l'an passé à même date. Le jour où le gouvernement a lancé le Panier bleu, on a eu 3 fois plus d'inscriptions que la plus grosse journée enregistrée. Déjà, il y a eu une prise de conscience écologique dans les derniers mois, mais en ce moment la sécurité alimentaire, la salubrité et l'économie locale prennent plus d'importance que jamais», observe-t-elle.   

Bénévole en échange de légumes   

Anne Roussel, de la Ferme Cadet-Roussel, de Mont-Saint-Grégoire, constate aussi une augmentation d'inscriptions pour ses paniers de légumes, sans précédent depuis 24 ans. «Par contre, il y a beaucoup de gens qui demandent des arrangements de paiements.» L'agricultrice reçoit des propositions de gens qui veulent donner quelques heures de travail au champ, en échange de légumes.   

Ryan Allen, de la Ferme Macallen, produit boeuf, agneau et porc de pâturage. «Soudainement, tout le monde veut connaitre son fermier local! Les gens veulent nous donner un coup de main et sont prêts à être payés en légumes et en viande. On dirait qu'on est de retour dans les années 30!»   

À la Ferme Des Arpents Roses, de Sainte-Mélanie, Ludovic Beauregard reçoit aussi énormément d'offres de troc ou de bénévolat. «Les gens me disent clairement que c'est le contexte qui les amène à chercher des solutions différentes. Ils cherchent des plan B et veulent apprendre.»   

Vu les mesures de confinement, les agriculteurs disent ne pas être en mesure d'accepter ses offres de travail bénévole.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.