/news/coronavirus
Navigation

L’achat en ligne grimpe dans le secteur de l’alimentation

Coup d'oeil sur cet article

S'il y a un secteur d'activité qui va vu ses ventes croître sur internet, c'est bien celui de l'alimentation. Et en période de pandémie, la croissance est palpable.

• À lire aussi: Le Québec va renaître, dit Legault

Dans un Marché IGA de Montréal, les commandes en ligne sont tellement populaires qu'on vient d'ajouter un deuxième conteneur réfrigéré.

Richard Déziel, le propriétaire, indique qu’il a été un des premiers à offrir un service de commande en ligne en 1996.

«Dans ce temps-là, on faisait environ 10 commandes par semaine. Et une journée comme aujourd'hui, c'est une moyenne de 350, en montant», dit-il.

M. Déziel a aussi dû tripler sa flotte de camions de livraison. Il est passé de deux à six, une nécessité, raconte-t-il.

Chez Cook It, où on prépare des plats prêt-à-cuisiner dans des boîtes, la demande a également explosé. Tellement qu'on a ajouté un quart de travail. Ce sont maintenant 70 personnes par quart qui travaillent 24 heures sur 24.

«La demande a doublé en l'espace de trois semaines. Puis, on prévoit que ça va continuer comme ça. Donc, nous, on a pratiquement atteint le maximum de notre capacité», relate le directeur des ventes, Paul Bracovich.

Les choses progressent tellement vite que l’entreprise prévoit bientôt l’ouverture d’une deuxième usine.

«On est équipés pour faire autour de 20 000 commandes hebdomadaires. Et dans notre nouvelle usine qu'on va ouvrir d'ici deux à trois semaines, on va en faire 30 000 supplémentaires», ajoute M. Bracovich.

L'engouement pourrait bien se maintenir au-delà de la crise. Une enquête du CEFRIO, un organisme de recherche et d'innovation qui accompagne, informe et assiste les entreprises lors de leur passage au numérique, révèle que 60 % des adultes québécois ont l'intention de faire davantage des achats en ligne pour des produits de consommation courante.

«Les chiffres de l'an dernier, l'achat en ligne, ça représentait 12,4 milliards $ seulement pour les Québécois», précise Bruno Guglielminetti, un porte-parole.

Le phénomène s’explique par deux facteurs, ajoute Sandrine Prom Tep, professeure de marketing à l’ESG UQAM.

«Il y a deux facteurs qui jouent là-dedans. Il y a l'obligation. Donc, l'obligation d'adopter ces nouveaux comportements. Puis l'autre facteur, c'est la durée. Si la crise perdure, puis que ces comportements sont maintenus au moins sur une période de trois mois, il y a de grandes chances que ces habitudes demeurent acquises par la suite», explique-t-elle.

Reste à voir si l'achat local entamera la popularité d'un site comme Amazon. Un Québécois sur trois y achète là au moins un article par mois.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.