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Mort d’un détenu d’une prison de Sibérie après une mutinerie

Mort d’un détenu d’une prison de Sibérie après une mutinerie
Sibérie sans torture / TASS

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MOSCOU | Le corps d’un prisonnier a été découvert samedi dans les décombres d’une prison de la région d’Irkoutsk (Sibérie orientale), au lendemain d’un important incendie et de violents affrontements entre prisonniers et forces de l’ordre, ont indiqué les autorités.  

« Le cadavre d’un prisonnier a été découvert » dans les décombres de la prison après l’incendie, a déclaré à l’agence publique TASS le commissaire aux droits de l’homme de la région d’Irkoutsk, Viktor Ignatenko, ajoutant que la cause du décès serait établie ultérieurement. 

Des accrochages entre prisonniers et gardiens ont eu lieu jeudi soir et vendredi dans la prison n° 15 de la ville d’Angarsk, à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Irkoutsk et du lac Baïkal.  

Plusieurs prisonniers se seraient ouvert les veines pour protester contre les violences qu’ils affirment se voir infliger par les gardiens pénitentiaires.  

Dans la nuit de vendredi à samedi, un incendie d’envergure a détruit huit bâtiments d’une superficie de 30 000 m2 sur le territoire de la prison, a déclaré samedi à l’agence Ria Novosti un représentant des services d’urgence de la région.  

Le maire d’Angarsk Sergueï Petrov a déclaré samedi matin à TASS que l’incendie avait été éteint. 

Dans une vidéo publiée jeudi par le groupe de défense des droits « Pour les droits humains », un prisonnier affirme avoir été battu et s’être tailladé les veines pour protester. 

L’association de défense des droits des prisonniers « Russie emprisonnée » a publié vendredi des échanges de messages avec des proches de prisonniers affirmant que les forces spéciales auraient tiré sur les détenus avec des armes automatiques et les aurait gazés. 

L’ONG « Verdict Public » a affirmé que l’accès au site avait été interdit aux observateurs indépendants et aux avocats en raison des mesures restrictives de lutte contre la propagation du nouveau coronavirus, ce qui les empêcherait de vérifier les informations officielles. La prison elle-même était en quarantaine, les visites ayant été interdites dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.