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Le roman de la semaine : amours et trahisons au rendez-vous

Le bruit de la soie
Photo courtoisie Le bruit de la soie
Sonia Velton
Éditions Préludes
448 pages.

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Presque aussi légère que de la soie, une histoire qui raconte le rêve d’une femme dans un milieu d’hommes.  

Avec ce livre, on voyage dans le temps et dans l’espace. Dans le temps parce que l’intrigue se déroule au XVIIIe siècle, et dans l’espace parce qu’elle se passe à Londres, une ville qu’on découvrira surtout à travers les yeux de Sara Kemp.        

Née à la campagne, Sara comptait en effet rapidement pouvoir y trouver une place de domestique. Mais à peine descendue de carriole, catastrophe : elle sers épinglée par la mère maquerelle du Wig and Feathers, qui l’obligera aussitôt à travailler pour elle. En d’autres termes, elle aurait difficilement pu plus mal tomber. Mais un jour, bien des mois plus tard, Sara croisera la route de la très pieuse Esther Thorel. Qui aura l’amabilité de lui signaler que beaucoup de femmes comme elle ont réussi à revenir dans le droit chemin en se faisant employées de maison.        

Vingt fois sur le métier  

Sans entrer dans les détails, Sara finira ainsi par travailler chez les Thorel à titre de femme de chambre. Un boulot qui ne la comblera pas du tout, mais qui aura quand même l’avantage de lui en apprendre pas mal sur sa nouvelle maîtresse. Car sous ses airs de gentille épouse dévouée, Esther Thorel cache un grand rêve : que son mari accepte enfin de la laisser dessiner les motifs de toutes les soieries produites dans le vaste atelier familial.       

Mais tel qu’on le disait plut tôt, l’intrigue se déroule au XVIIIe siècle. Et à cette époque-là, très peu de femmes pouvaient faire ce que bon leur semblait. Joliment tissé, ce roman est là pour nous le rappeler.       

Roman policier  

La sentence   

<strong><em>La sentence</em></strong><br>John Grisham<br>Éditions JC Lattès<br>512 pages.
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La sentence
John Grisham
Éditions JC Lattès
512 pages.

De manière générale, on n’est pas particulièrement friand de polars judiciaires. Ce qui veut dire que d’ordinaire, on n’apprécie pas trop les romans de John Grisham. Mais cette fois-ci, on avoue s’être régalée. Car dès les premières pages, on a été très curieuse de découvrir pourquoi un homme aussi bien que Pete Banning n’avait pas hésité à tuer.       

On vous explique : vétéran de la Deuxième Guerre mondiale, Pete est l’un des habitants les plus respectés et les plus droits de la petite ville de Clanton, Mississippi. Mais par un beau matin d’octobre 1946, il s’emparera de son revolver à long canon, montera à bord de son pick-up et foncera droit chez son ami le révérend Dexter Bell. Qu’il abattra froidement à bout portant.         

Un héros déchu  

À Clanton, ce meurtre surprendra évidemment tout le monde. Non seulement parce que Pete était jusqu’alors considéré comme un héros, mais parce que Dexter était aimé de tous. Il y a pourtant plus étrange encore : même s’il risque la chaise électrique, Pete refusera catégoriquement d’expliquer à quiconque les raisons de son geste.       

Pour en savoir plus, il faudra donc assister « en direct » à son procès, mais aussi revenir peu à peu sur un très triste (et très dur) épisode de la guerre du Pacifique. L’un dans l’autre, John Grisham saura surprendre presque tous ses lecteurs.        

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE  

Otages   

<strong><em>Otages</em></strong><br>Nina Bouraoui<br>Éditions JC Lattès<br>162 pages.
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Otages
Nina Bouraoui
Éditions JC Lattès
162 pages.

Entre les enfants, un travail qui l’oblige souvent à rester tard au bureau et les innombrables problèmes ou doléances de son patron, Sylvie Meyer, 53 ans, commence sérieusement à en avoir sa claque. Pour ne rien arranger, c’est le moment que son mari choisira pour la quitter. À partir de là, tout et n’importe quoi pourra donc se produire, Sylvie n’ayant plus grand-chose à perdre. Une histoire pleine de révolte qui nous a laissée bouche bée.       


Madame Pylinska et le secret de Chopin  

<strong><em>Madame Pylinska et le secret de Chopin</em></strong><br>Eric-Emmanuel Schmitt<br>Éditions Le livre de poche<br>96 pages.
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Madame Pylinska et le secret de Chopin
Eric-Emmanuel Schmitt
Éditions Le livre de poche
96 pages.

Fidèle à ses habitudes, Eric-Emmanuel Schmitt nous offre un livre qui fait du bien. Même s’il n’est pas très épais – moins de 100 pages ! –, il raconte comment le jeune Eric-Emmanuel a découvert l’œuvre de Chopin. Et puis comment, bien des années plus tard, il a appris à jouer au piano certaines de ses pièces grâce aux méthodes très étranges de la non moins étrange madame Pylinska.       


Simplissime 100 recettes : desserts express  

<strong><em>Simplissime 100 recettes : desserts express</em></strong><br>J.-F. Mallet<br>Éditions Hachette<br>224 pages.
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Simplissime 100 recettes : desserts express
J.-F. Mallet
Éditions Hachette
224 pages.

Envie d’un petit quelque chose de différent pendant la fin de semaine de Pâques ? Grâce à ce livre, on pourra déguster gâteau roulé choco-framboise, flan coco caramel, tarte au citron meringuée, pudding aux raisins ou crumble aux fruits rouges. La bonne nouvelle ? Tous ces desserts sont si faciles à confectionner qu’on pourra même demander aux enfants de les faire !        


Un potager dans ma cuisine  

<strong><em>Un potager dans ma cuisine</em></strong><br>Katie Elzer-Peters<br> Éditions de l’Homme<br>128 pages.
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Un potager dans ma cuisine
Katie Elzer-Peters
Éditions de l’Homme
128 pages.

Au lieu de mettre au compost bouts de carottes, tiges de poireaux, graines de melon, bases de laitue, pommes de terre pleines d’yeux ou noyaux d’avocats, ce livre nous apprend comment les recycler. Avec un peu de terreau, quelques pots et beaucoup de patience, on pourra en effet récolter toutes sortes de bonnes choses à manger... sans sortir de la maison !