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Mon stage en confinement

Marie-Léo Guy vit sa première expérience dans les médias au Journal

Marie-Léo Guy
Photo courtoisie Marie-Léo Guy a vu son stage au Journal être bouleversé par la pandémie de COVID-19. Si sa formation sur le terrain a pris fin après deux fins de semaine aux côtés des journalistes, elle continue de travailler de la maison pour épauler ses collègues.

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Nos journalistes vivent eux aussi toutes sortes de problèmes et de péripéties dans leur vie quotidienne. Ils nous livrent ici leurs témoignages.  


Il y a un mois, j’entamais un stage de journaliste au Journal afin de mettre en application le métier qu’on m’enseigne depuis bientôt trois ans. Je m’attendais à couvrir plusieurs types de sujets, à apprendre à faire de la recherche sur le terrain... Mon expérience a pris une tournure inattendue et je tâche plutôt de donner un coup de main aux professionnels qui se démènent dans un contexte plus que particulier.  

Télétravail oblige, car j’ai présenté quelques symptômes, je me retrouve seule, chez moi, avec pour unique outil mon ordinateur portable. Ça, c’est parce que je fais partie des rares étudiants qui n’ont pas vu leur stage de fin d’études être tout simplement annulé.     

Pour ma part, j’ai de la chance, si je peux me permettre l’usage de ce mot, considérant la gravité de la situation. Les médias sont plus importants que jamais en ce temps de crise, donc je poursuis mon stage au Journal de chez moi.      

Je couvre à distance ce qui accable la ville de Québec et la planète tout entière. J’effectue de la recherche ainsi que des entrevues téléphoniques ; pas plus tard que la semaine dernière, j’échangeais avec des New-Yorkais sur leur situation.     

« Des journaux historiques »  

Il est vrai que ce moment est exceptionnel, tristement. « On fait des journaux historiques », m’a lancé mon maître de stage pour me faire réaliser l’importance de mon apport à l’équipe. Mais alors que tout déboule, que la crise s’intensifie partout dans le monde, que les gens souffrent et qu’on tente de faire entendre leur voix sans angoisser davantage la population, l’apprentissage perd de son importance.      

Et l’on ne peut que comprendre ; dans de telles circonstances, c’est normal.     

Ma formation sur le terrain a pris fin après deux courts week-ends de stage au Journal : plus possible de suivre les journalistes dans leurs affectations, d’avoir un contact direct avec les professionnels qui m’entourent.      

La demande est là et je dois fournir, je dois aider mes collègues à couvrir la crise.      

Les autres idées de reportages sont mises de côté pour une période indéterminée, on est en mode « COVID-19 ».     

Quel avenir ?  

Loin de moi l’idée de me plaindre. J’apprends à vitesse grand V au sein d’un énorme média auprès de journalistes chevronnés et patients. Je ne peux toutefois m’empêcher de penser à la fin du baccalauréat qui approche, à la fin du stage, aux nombreuses coupes qui font rage dans le secteur des médias... Qu’arrivera-t-il après ça ?     

La crise économique qui frappera le Québec après la pandémie préoccupe, et les finissants des universités n’y échapperont pas. Alors que des gens sont mis à pied partout, on se doute bien que l’embauche de petits nouveaux ne sera pas pour tout de suite.     

Si la plupart de mes collègues prévoyaient de surfer sur la vague de fin d’études pour effectuer des stages et être embauchés par la suite, la crise de la COVID-19 vient changer la donne.     

Y aura-t-il de la place pour nous, étudiants fin prêts à entrer sur le marché du travail, à enfin œuvrer à notre passion ?     

D’ici là, je suis avec vous, étudiants du Québec, du monde, ça va aller ! Après tout, on est tous ensemble là-dedans.

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