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La COVID s’attaque aussi au cerveau et aux reins

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Plus la COVID-19 se propage à travers la planète, plus les spécialistes découvrent des aspects de ce nouveau virus qui se fait redoutable.   

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Dès son apparition à la fin de 2019, le SARS-CoV-2, rebaptisé quelques semaines plus tard COVID-19 par l’Organisation de la santé (OMS), se présentait un peu comme une grippe, mais le virus était en fait une maladie beaucoup plus complexe.     

«On apprend énormément. Au début, on pensait que c’était essentiellement un syndrome grippal et respiratoire avec une pneumonie virale. On sait aujourd’hui que le coronavirus est une maladie cardiovasculaire qui provoque des troubles de la coagulation», fait savoir le neurologue Julien J. Cavanagh qui pratique à la State University of New York Downstate Medical Center.     

Le spécialiste explique que la COVID-19 s’attaque aux reins des malades. «Elle est aussi une maladie rénale qui crée des insuffisances aiguës qui nécessitent des dialyses chez les patients», ajoute-t-il.     

Virulent, mortel, le nouveau coronavirus se propage même au cerveau chez certains patients. «On voit des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des cas d’encéphalites. Et dans une moindre mesure, tout le monde a entendu parler de ces anosmies, ces atteintes du nerf olfactif qui provoquent des difficultés à sentir les odeurs», précise Julien J. Cavanagh.     

La COVID-19 est «une maladie respiratoire, rénale et neurologique très complexe», appuie le spécialiste de Brooklyn.