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Le confinement améliore la qualité de l’air à Montréal

Cinq polluants mesurés par la Ville sont moins présents dans l’air

GEN-Station St-Jean-Baptiste qui mesure la qualité de l'air à Montréal
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Louise Hénault-Ethier de la Fondation David Suzuki, devant la station d’échantillonnage Saint-Jean-Baptiste, dans l’est de la ville.

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 Après un mois de confinement, la qualité de l’air s’est déjà améliorée de façon importante à Montréal, selon des experts.

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« On est nettement en bas des moyennes [...] Il y a une tendance à une meilleure qualité de l’air à Montréal, qui devient particulièrement marquée depuis la fermeture des écoles et des services non essentiels », explique Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Elle s’est penchée sur les données du Réseau de surveillance de la qualité de l’air de la Ville de Montréal, qui publie en continu les résultats d’une dizaine de stations d’échantillonnage. 

Ces stations mesurent cinq polluants : le dioxyde de soufre (SO2), le monoxyde de carbone (CO), l’ozone (O3), le dioxyde d’azote (NO2) et les particules respirables fines.

Ces polluants nuisent tous au système respiratoire, qui peut justement être lourdement affaibli par le coronavirus.

Daniel Green.
Toxicologue
Photo courtoisie
Daniel Green. Toxicologue

Le toxicologue Daniel Green a fait le même exercice. Il note des baisses de 13 à 28 % de la pollution, selon l’indice de qualité de l’air publié par la Ville.

« Ces données suggèrent fortement que les mesures d’urgence reliées à la COVID-19 ont contribué à réduire la pollution de l’air à Montréal », croit-il.

Industries et transports

Cette réduction de la pollution serait causée par un ralentissement des activités industrielles et commerciales, entraînant aussi beaucoup moins de transports sur l’île de Montréal, poursuit M. Green.

Mais il prend soin de préciser que la qualité de l’air de Montréal n’est pas seulement liée aux transports et aux industries. Les conditions atmosphériques, comme la température ou les vents, par exemple, ont aussi un rôle.

Mme Hénault-Ethier a comparé les données un mois avant et un mois après le confinement annoncé le 13 mars. 

« On voit qu’il y a clairement quelque chose qui se passe », dit-elle.

Un 10 avril record

Par exemple, la journée du 10 avril 2020 était la moins polluée dans la métropole depuis 2007, pour la même date. Seul le dimanche 10 avril 2016 s’y approche pour la qualité de l’air.

Et pour les trois dernières semaines, les concentrations de polluants détectées par les stations d’échantillonnage étaient bien inférieures aux mêmes dates les deux années précédentes.

« C’est compatible avec ce qui est observé ailleurs dans le monde, en Italie, en Chine, aux États-Unis », poursuit-elle, ajoutant qu’une étude plus fouillée des données sur la qualité de l’air reste encore nécessaire.

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