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Pierre-Luc Dubois s’occupe de l’épicerie

Pierre-Luc Dubois s’occupe de l’épicerie
Photo Martin Chevalier

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Peu importe la situation, il y a un moyen d’en retirer du positif. 

Dans le cas de Pierre-Luc Dubois, l’arrêt des activités de la Ligue nationale de hockey (LNH) en raison de la COVID-19 lui permet de passer du temps de qualité en famille, un luxe excessivement rare pour un hockeyeur professionnel. 

L’attaquant des Blue Jackets de Columbus a rejoint ses parents et sa sœur Daphnée à Winnipeg, où est installée la famille depuis quatre ans en raison de l’emploi du paternel. 

«Chaque fois que nous jouons à Winnipeg, je dors ici. Je n’avais cependant jamais passé plus de 24 heures dans cette maison», a affirmé Dubois lors d’une entrevue téléphonique, lundi. 

«Nous nous disions : ça fait depuis que j’ai 14 ans que nous n’avions pas passé autant de temps en famille. Il y a donc un peu de positif dans toute cette histoire», a ajouté le natif de Sainte-Agathe-des-Monts. 

Impressionné par Bobby Orr

Même si Dubois profite de la situation pour rattraper le temps perdu, le quotidien de sa famille n’échappe pas au hockey. Il faut dire que le père du joueur de la LNH, Éric, est l’un des assistants entraîneurs du Moose du Manitoba, dans la Ligue américaine. 

«Au début de notre confinement, nous parlions énormément de hockey, a fait savoir Dubois. Nous venions juste de partir de nos équipes respectives. Après, je dirais que nous avons eu une petite pause. Mais depuis quelque temps, nous nous sommes mis à écouter de vieux matchs de la LNH comme la série entre le Canadien et les Nordiques en 1993 ou le duel entre les Bruins et les Flyers en finale de la coupe Stanley en 1974.» 

À 21 ans seulement, Dubois en profite donc pour regarder jouer les vedettes d’une autre époque. Il a d’ailleurs été franchement saisi par le talent d’un certain défenseur des «Oursons». 

«Bobby Orr était impressionnant, a-t-il dit avec émerveillement. Dans le match que j’ai regardé, je crois qu’il a joué 15 des 20 minutes de la deuxième période. Il était partout sur la glace. Tout le monde sait que c’est l’un des meilleurs joueurs n’ayant jamais joué dans la LNH. De le voir jouer tout un match, pas juste de regarder des faits saillants, ça m’a vraiment impressionné.» 

Dans le garage

Le troisième choix au total du repêchage de 2016 s’assure également de garder la forme, même si le doute plane toujours sur la campagne 2019-2020 de la LNH. 

«Moi, j’aime ça m’entraîner. C’est donc plus facile de me motiver, a exprimé l’homme de 6 pi et 3 po et 218 lb. Je m’exerce dans le garage. Je me suis fait un petit gymnase avec ce que j’avais sous la main, soit des élastiques et des poids libres que mon père m’avait achetés quand j’étais plus jeune.» 

«Je ne vois pas ça comme une tâche, mais c’est quand même plaisant de savoir pourquoi tu t’entraînes. Est-ce que tu te pousses pour jouer dans trois mois ou seulement en octobre prochain? Ce serait bien de le savoir, mais nous n’avons tout simplement pas de réponse présentement.» 

Heureux à Columbus

Cette saison, Dubois dispute la dernière année de son contrat d’entrée. Il a amassé 18 buts et 31 mentions d’aide pour 49 points en 70 parties. Cela représente une légère diminution statistique comparativement à la campagne précédente. 

«Chaque année, j’apprends beaucoup. Cette saison, j’ai pris un plus grand rôle avec tous les départs que nous avons vécus. Il y avait plus d’attentes», a-t-il dit en ajoutant qu’il ne s’inquiétait pas pour son prochain contrat. 

«C’est un peu sur pause présentement, a indiqué Dubois concernant celui-ci. Nous avons eu des discussions. Il reste beaucoup de temps. [...] Nous avons le temps de négocier, de penser et de parler. Je ne suis pas pressé.» 

Quoi qu’il advienne, le Québécois se plaît en Ohio. 

«C’est une belle ville et j’aime bien les gars. Nous nous améliorons et nous sommes l’une des équipes les plus jeunes de la LNH. Je suis bien là-bas.»